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Archives mensuelles : novembre 2012

Quand Yvon se prend pour un GO (comprenez Gentil Ornithologue), l’ASCPF et ses membres provinciaux visitent la France (Paris n’étant pas le centre de monde malgré tout). Début juillet, c’est à Perros-Guirec, dans les Côtes d’Armor, qu’a atterri une vingtaine de photographes sous les yeux écarquillés des marins qui allaient nous guider pour la journée. Car Yvon ne fait pas les choses à moitié : c’est sur la réplique d’un vieux langoustier, le Saint Chirec, que nous allons naviguer, cap sur les Sept Iles qui sont en fait au nombre de cinq.

Comme pour toute journée photographique, le réveil se fait de bonne heure mais la bonne humeur est plus que présente.

Transfert en canot

Transfert en canot

Le transfert, dans un petit canot puis sur le bateau, du matériel que chacun a amené se fait avec la plus grande précaution afin de ne pas ramener des souvenirs humides tant au niveau du matériel que des larmes. Une fois à bord, la traversée vers la première des îles est réchauffée par le traditionnel café-calva. Autant dire que dès le matin et de surplus sur un bateau, tout le monde n’en profite pas !

Phoques

Phoques

Notre arrivée aux abords de la première île est saluée par une colonie de phoques gris, curieux mais non inquiets de notre présence, qui se prélassent sous le soleil breton (pour les mauvaises langues : eh oui, il réchauffe ! ). Puis, tel le bruit de la marée, des vagues de crépitements de déclencheurs se font entendre. Nous avons enfin dans le viseur ceux que nous sommes venus voir : les fous de Bassan. La crampe de l’index droit nous guette au coin de la proue et gare à celui qui n’aura pas pris assez de cartes mémoires.

Fou de Bassan

Fou de Bassan

Les fous paradent, volent, plongent et ressortent lourdement de l’eau, ravitaillant le nid en matériaux de construction… Chaque fou osant voler à proximité de notre embarcation se fait tirer le portrait sous toutes les coutures. Après avoir assuré ses premières photos, chacun recherche un point de vue original qui fera  se détacher sa photo. Il faut avoir l’œil bien aiguisé dans cet asile de fous ! Le rocher ne compte pas moins de 50 000 paires d’ailes. Le défi : isoler un individu. Comme sur le bateau, l’intimité n’est pas de mise sur le rocher. La proximité est telle que les querelles sont fréquentes (je parle bien sûr de la population du rocher car nous ne voudrions quand même pas qu’un boitier passe par-dessus bord !) : il faut protéger farouchement son nid où les petits sont régulièrement nourris par leurs parents.  Le canot nous permet de nous approcher au plus près du rocher. Le bruit et l’odeur n’en sont que plus présents.

Nous pensions pouvoir reposer nos pauvres bras en nous dirigeant vers une autre île. C’était sans compter sur les macareux moines.

Quelques membres à bord du Saint-Chirec

Quelques membres à bord du Saint-Chirec

Ces vainqueurs de la catégorie « hyperactif » se déplacent souvent en bande avec un vol qui nous met à l’épreuve : les possesseurs de 500 mm et plus doivent se faire une place entre les cordages tout en évitant leurs comparses et en gardant ces fusées dans l’objectif. Contente que j’étais de n’avoir « que » mon 300 mm léger et maniable. De rares guillemots de Troïl, malheureusement trop craintifs, nous font l’honneur de leur présence. Quel que soit le sujet, chacun se régale des couleurs chatoyantes procurées par la côte de granit rose qui offre à la mer des reflets ocres.

A l’heure du déjeuner, le Saint Chirec mouille au large de l’île aux moines. Un pique-nique bien mérité redonne des forces à chacun. Deux modes de digestion sont au programme.

Emilie et le pipit maritime

Émilie à l’affût du pipit maritime

Certains optent pour la marche quand d’autres essayent de relever le défi de Fabrice : capter l’envol du pipit maritime. L’huitrier pie, l’hirondelle de rivage et le cormoran se prêtent aussi au jeu.

Un dernier passage au rocher aux fous et il est temps de faire demi-tour. Le retour au port se fait en plus grand nombre. En effet, des passagers clandestins nous gratifient de leur garde rapprochée appâtés par les morceaux de pain que Morgane leur offre.

(c) Diane Castanet

Ces goélands marins sont bien sûr immortalisés sur nos cartes mémoires pleines à craquer.  Morgane est à l’unanimité nommée moussaillon de l’année pour son pied marin et sa patience exceptionnelle.

Ultime effort pour rentrer à bon port : pendant que Loïc mène la barre, chacun est mis à contribution pour replier la voile. De retour sur la terre ferme, il nous semble que cela tangue encore. Les pieds pas encore tout à fait sur terre et la tête dans les airs, cette journée et son ambiance des plus joyeuses resteront dans nos mémoires.

À se demander si les fous étaient en l’air ou sur le bateau !

 

Texte : Émilie Auvray – Photos : Diane Castanet et Pascale Hervieu

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.
Nourrissage d'un jeune cincle plongeur

Nourrissage d’un jeune cincle plongeur
(c) Daniel Trinquecostes

Thème : Interaction

« La scène se passe en milieu de journée début avril 2009.

Trois jeunes cincles plongeurs ont quitté le nid et resteront encore 48 heures environ à proximité de celui-ci.

Le photographe, Daniel Trinquecostes, se trouve à une dizaine de mètres environ, de l’autre côté de la rivière. Il a la chance d’assister au nourrissage des jeunes, période très courte dans la saison. Ce jeune cincle âgé de 27 ou 28 jours quémande beaucoup pour que sa mère le nourrisse. Sa taille est impressionnante comparée à celle de l’adulte. »

Mark III – 800 mm

Photo et commentaires Daniel Trinquecostes.

Renard roux

Photo gagnante du concours N°1 : L’hiver

Nous sommes dans le Varanger et le temps change rapidement. Le vent se lève et devient de plus en plus fort, le camping-car commence à tanguer, nous décidons rapidement de mettre celui-ci bien face au vent pour éviter tout désagrément. Nous sommes le 16 mai et la neige commence à tomber. Pas question de rester à l’abri, nous sortons pour faire quelques photos d’ambiances. Et soudain à quelques mètres de nous, nous apercevons un renard qui lutte contre le vent, l’ambiance est magique et il semble complètement nous ignorer, trop occupé à lutter contre cette tempête. Nous ferons plusieurs photos avant de le voir s’éloigner. Une image qui restera marqué dans notre esprit…

Matériel : Nikon D300  – Objectif : 200/ 400  – F/5 – 640 s

Texte et photo : Claude Balcaen

Grèbe à cou noir

Photo gagnante du concours N°2 : Le printemps

Avril 2011. Voilà un bon moment que je suis à genou dans l’eau, sous l’affût flottant, parfaitement immobile. A une vingtaine de mètres devant moi, les grèbes à cou noir rassemblent de la végétation en petit tas, pour bâtir leur nid flottant. La femelle vient de déposer une tige sur le nid. Le mâle s’approche du nid. Peut être que l’accouplement n’est pas loin!! J’ai le doigt sur le déclencheur. Soudain, le mâle bondit sur le dos de sa femelle, mais retombe, en perdant l’équilibre… Nouvelle tentative, et cette fois, il se stabilise durant tout l’accouplement. Ma rafale saisit la scène pendant une dizaine de secondes… Il saute à l’eau, écrasant la tête de sa dulcinée au passage…
J’ai la scène gravée sur la carte mémoire…

Matériel utilisé : EOS 7D – 500/4 L IS

Texte et photo : Fabrice et Laurent Desage

Montier 2012 est un bon millésime !
L’expo de l’assoc s’est avérée excellente ….et appréciée !
Par ailleurs de très belles expos disséminées dans l’ensemble des sites.
Trop nombreuses pour être toutes citées ici.
Une atmosphère conviviale bien sympa .

Mes coups de coeur :

10 étoiles à

* la GDT,…….FANTASTIQUE EXPO

9 étoiles à :

* Ingo Arndt

8 étoiles à :

* Jim Brandenburg ( en hommage à son travail et sa fantastique photo de loup caché derrière un tronc )
* JF Marsalle et B.Gueguen pour leur travail sur le grand tétras dans les Pyrénées.
* P.Lallement pour son expo sur l’eau (expo qui a du échappé à beaucoup ).

7 étoiles à :

* T.Vezon ( paysages de Cévennes ) http://thierryvezon.com/
* F.Renaud et D.Simonin ( la Chevêchette ) http://acontrevent.canalblog.com/
* E.Gaillard ( douceur florale ) http://www.elisabethgaillard.com/

6 étoiles à :

* P.Dragesco ( faune d’Asie centrale )
* X.Jamonet (D’eau, de roc et de lumière… )
* G.Simard et S.Dalton
* J.P Bertrand ( petite faune des lisières forestières )
* Au travail associatif de l’ ascpf, la fpf, l’aspn, l’ifwp

Et 5 étoiles :

Aux primés du concours ……ainsi qu’à tous les autres et ceux qui m’ont échappés !

Bref c’était super !!!!!

Daniel Trinquecostes dit « Trintrin »

« Une pensée pour ceux qui n’ont pas pu venir à Montier cette année, voici quelques photos montrant à quoi ça ressemblait.

Il fallait profiter des périodes de calme pour les prendre, souvent il y avait tellement de monde qu’on aurait même pas vu les photos ! Les commentaires des visiteurs souvent entendus (en résumé) : superbes photos, bien mis en valeur par de beaux tirages (bravo Patrick !) et un éclairage favorable (merci à l’AFPAN !).

Donc bravo aux photographes, y compris à ceux qui ne sont finalement pas exposés car ils ont contribué à monter le niveau de la sélection.

Et bien entendu, mais ça va mieux en le disant, merci à tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour le transport, montage, permanences, démontage, retransport … et stockage. Je ne vais pas les citer car ils sont environ 25 (sans compter Marielou, dont on espère qu’elle va pouvoir vivre l’évènement par procuration :-) ), mais sans leur contribution la réussite n’aurait pas été la même … et l’ambiance non plus ! »

Ainsi s’exprimait notre président, Jean-Pierre Mériaux, à l’heure de la clôture du 16ème festival de Montier-en-Der.

Texte : Jean-Pierre Mériaux – Photos : Pascale Hervieu

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.