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Archives mensuelles : mars 2014

ASCPF : Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Jean-François : Je demeure en Rhône Alpes, dans la Loire plus exactement. J’ai connu l’ASCPF par un de ses membres, M.Raymond LEMEUR, qui me parraina en 1978. Je fus admis comme membre actif en 1979 ….

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Jean-François : Cf ci-dessus.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Jean-François : l’ASCPF est pour moi un gage de sérieux ,de qualité, de respect de la nature . Les photos des membres restent toujours des exemples à suivre et à partager. J’ai par le passé écrit deux articles pour « Téléobjectif » . Je compte toujours participer à la vie de l’association. Je vais enfin garnir mon portfolio et le présenter.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Jean-François : Etre membre de l’association est un plus pour un photographe animalier, car cela impose une certaine éthique et un partage des connaissances.L’ASCPF est un creuset et un lieu d’échanges. Mais, je dois m’impliquer plus, grâce à l’informatique et participer au forum.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Jean-François : L’ASCPF doit continuer dans la voie tracée par ses fondateurs , surtout aujourd’hui avec le numérique et l’avalanche de photos animalières, qui ne sont pas toujours réalisées avec sérieux , et qui interrogent sur leur véracité . Les membres de l’association ne tombent pas dans ces travers et continuent à fournir d’excellentes photos de nature.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Jean-François : Je travaille principalement à l’approche , au cours de marches matinales coupées de nombreuses haltes et observations . Je pratique également l’affût flottant. Je pratique la photo depuis l’âge de 16 ans, mais l’animalier depuis 1976. J’ai bien sûr connu l’argentique que j’ai abandonné avec regret ( ah! pour moi, rien ne remplacera les kodachrome ). J’ai pratiqué le noir et blanc, et je regrette l’époque du brâme à Chambord, avec les photos prises le matin, développées à midi et tirées le soir! J’avoue être souvent -comme beaucoup d’entre nous- solitaire, mais je partage.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Jean-François : Mes lieux de prédilection sont le Forez près de chez moi (région propice pour le gibier d’eau, le chevreuil et le sanglier .Le petit gibier disparaît peu à peu,avec les changements de cultures . Les étangs et les boqueteaux sont très intéressants pour la macro), la Vanoise qui est relativement proche. J’attends comme beaucoup d’entre nous l’automne et le brâme, soit dans le Haut Allier, soit dans le Cantal. J’ai aussi le virus de l’Afrique, et de nombreux voyages m’ont amené au Botswana et en Afrique du Sud.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Jean-François : Je n’ai pas de démarche particulière en matière de photo, et je cherche dans mes photos à traduire un ressenti et un partage d’émotions .Je reste attentif à la lumière , toujours naturelle, pour la mise en valeur.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

decouvertes

un geant

eau

martin pecheur pygmee

un fin gourmet

affut

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Jean-François à lui même :Pour toi, qu’est ce qu’une bonne photo ?

Une bonne photo doit retenir l’attention de celui qui la regarde, dans un livre ou une expo , qui le fait revenir dessus, observer et questionner . Une bonne photo , c’est celle que j’admire chez les membres de l’ASCPF , dans notre beau livre « l’ASCPF en images ». J’espère que nous pourrons réaliser encore longtemps de telles photos, dans une nature libre et sauvage . Et puis, comme on le dit souvent, la meilleure photo est celle que l’on a pas encore fait.

ASCPF : Merci Jean-François pour cette sympathique interview.

jf meunier

Jean-François Meunier

ASCPF : Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Arnaud : Je vis dans l’ouest de la région parisienne. Aux limites du 78 et du 92, un coin assez vert mais cependant peu propice à la pratique de notre passion.

J’ai connu l’association en recherchant des stages de photo animalière. Je suis tombé sur le forum de l’ASCPF où je me suis inscrit pour l’un des stages d’initiation que l’asso organise toujours à l’Espace Rambouillet. C’est là que j’y ai rencontré Guy qui est par la suite devenu mon parrain à L’ASCPF.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Arnaud : Je fréquente le forum de l’ASCPF depuis janvier 2006 et je suis devenu membre un peu plus d’un an après en mars ou avril 2007, quand j’ai estimé que je pouvais présenter un dossier de candidature acceptable.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Arnaud : Après avoir été membre durant près de 7 ans, je suis entré depuis quelques jours au conseil d’administration. L’occasion pour moi de m’investir un peu plus dans cette association qui m’est chère (et quelque part aussi l’occasion de me racheter après une année 2013 un peu moins active). J’ai repris en charge la gestion du blog de l’ASCPF qui était auparavant gérée par Pascale (laquelle a été appelée à de plus hautes fonctions ;-)).

Lorsque je le peux, j’anime également les stages macro développés en partenariat avec l’AEV.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Arnaud : La bonne humeur, la convivialité et l’humilité. J’ai découvert tout cela en fréquentant le forum dans un premier temps puis les séances techniques par la suite.

J’ai rencontré à l’ASCPF de nombreux photographes qui sont devenus des amis et que je retrouve avec grand plaisir chaque fois que l’occasion se présente.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Arnaud : Le partage !

A quoi cela sert-il de s’associer si ce n’est pour partager notre passion ?

Ce partage se fait entre membres de l’association bien sur mais il se fait aussi et surtout auprès du public. Par notre forum internet, par nos stages, nos expositions, notre portfolio. Autant d’outils qui nous permettent de faire découvrir à tous notre passion et notre éthique de photographes de nature.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Arnaud : J’ai toujours été attiré par les « petites bête ». J’ai commencé la photo en 2005, à l’occasion d’un voyage aux Antilles où j’avais, pour l’occasion, acheté un bridge numérique. La passion est venue très vite, spécialement concernant la macrophotographie. Une discipline qui se marie bien avec mon emploi du temps. Depuis je me suis diversifié mais la macro reste encore et toujours ce que je préfère en photo de nature.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Arnaud : Hélas non, je ne voyage que peu et toujours en France. Ce n’est pas l’envie qui manque mais plutôt le temps. Mes vacances étant en priorité dédiées à ma famille, les points de chute ne sont pas forcément de bons spots photo. Mais je fais avec.

Je suis donc pour le moment cantonné à l’Ile de France, la Normandie et là où le soleil m’entraine durant l’été.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Arnaud : Au départ, j’avais une approche très naturaliste de la photo de nature, plutôt des gros plans, des sujets centrés, et pas ou peu de recherche de composition.

Aujourd’hui j’ai une démarche un peu différente. Bien sur le sujet reste toujours l’élément principal de ma photo mais l’environnement, la lumière, le cadrage prennent une place de plus en plus importante. J’essaye de rendre mes photos plus « artistiques ». Je tente des cadrages inhabituels, des compositions plus personnelles et j’essaye de jouer le plus possible avec la lumière. La macro en particulier est une discipline qui permet d’être vraiment créatif et qui laisse beaucoup de marge de manœuvre au photographe.

Tout cela bien sur en respectant la règle numéro 1 du respect total de notre sujet, qu’il soit animal ou végétal : Pas de dérangement, pas de piétinement.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Voici ma première et seule photo de sangliers sauvages. Preuve que ma passion pour la macro est bien ancrée : cette photo a été faite avec un objectif 180mm macro.Voici ma première et seule photo de sangliers sauvages. Preuve que ma passion pour la macro est bien ancrée : cette photo a été faite avec un objectif 180mm macro.
Détails d’orchis mâle. Je me suis pris de passion pour les orchidées sauvages.Détails d’orchis mâle. Je me suis pris de passion pour les orchidées sauvages.
Jeune bouquetin en Beaufortin, ma première rencontre avec la montagne sans neige.Jeune bouquetin en Beaufortin, ma première rencontre avec la montagne sans neige. 
Un de mes sujets photo favoris, les amphibiens.Un de mes sujets photo favoris, les amphibiens.
Aurore dans les hautes herbes. Les papillons sont une source inépuisable d’inspiration pour les photographes macro.Aurore dans les hautes herbes. Les papillons sont une source inépuisable d’inspiration pour les photographes macro.
Un autre de mes sujets de prédilection, les champignons et les lichens dans les couleurs d’automne.Un autre de mes sujets de prédilection, les champignons et les lichens dans les couleurs d’automne.

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

C’est un challenge assez difficile mais je vais essayer de le relever.

Arnaud à lui-même : Quel(s) photographe(s) t’inspire(nt) ?

Je n’ai pas le nom d’un photographe en tête.

Je pense que plus qu’un individu en particulier, c’est la curiosité qui est à la base de l’inspiration. Il faut regarder, admirer le travail des autres, se nourrir de leurs idées pour, à son tour, être capable de développer son propre style et ses propres images.

Et en cela la participation active à l’ASCPF (et à son forum) représente un véritable atout et permet de se remplir la rétine de milliers d’images et des visons personnelles de nombreux photographes talentueux.

ASCPF : Merci Arnaud.

Arnaud GrizardArnaud Grizard

ASCPF : Bonjour Valérie,
Tu es une des plus récentes membres de l’ASCPF et nous sommes heureux de te donner la parole pour faire connaissance avec toi. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Valérie : Je vis en haute-Normandie. J’ai connu l’ASCPF grâce à un ami photographe. Cet homme habite dans le sud de la France, c’est lui qui m’a initiée à la photographie animalière. J’étais un peu seule dans mon coin avec ma passion et il a pensé que cette association me conviendrait pour échanger et partager. De fil en aiguille il m’a guidée vers Antony comme parrain et tout s’est fait très vite ensuite.

 ASCPF : Cela fait en effet peu de temps que tu as rejoint l’association, de quand date cette adhésion ?

Valérie : Je suis membre de l’ASCPF depuis août 2013.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Valérie : Une association, de manière générale, représente un rassemblement de personnes qui possèdent la même passion et qui échangent sur ce thème. J’ai trouvé à l’ASCPF des personnes effectivement passionnées par la photographie animalière et qui possèdent, avant toute chose, une véritable éthique au niveau respect de l’animal et c’est primordial. Avec l’ASCPF, je vis ma passion photographique de façon plus qualitative et intéressante, avec beaucoup de partages et amitié et c’est ce que j’en attendais. J’essaie de participer un maximum pour soutenir l’association, dans la mesure de mes possibilités. Je participe à la tenue des stands lors des expositions (Montier-en Der, Festimages), je participe sur le forum et apporte mes connaissances naturalistes pour aider et mes yeux pour la critique des photos.

Pour la Normandie, j’ai commencé à organiser une petite rencontre d’une journée entre amis, beaucoup ont répondu à l’appel. Je pense qu’au delà d’internet, la vie entre nous sur le terrain est importante. L’association organise des sorties, des séjours pour tous les membres à partir du printemps, c’est une chance ces séjours, il faut y participer, pour ceux ou celles qui peuvent.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Valérie : J’y suis bien, car je me sens sur la même longueur d’onde que les membres et on se respecte beaucoup. Le niveau photographique est élevé, ce qui induit une constante remise en question, afin de progresser. De plus, être dans le cœur même de la vie associative, permet d’admirer les photos des membres.

Il faut préserver une bonne ambiance, l’amitié entre nous, l’aide constante. Nous sommes tous et toutes les pierres de cet édifice et il est important que chacun aide à sa manière pour faire vivre l’ASCPF et la valoriser. Être membre, ce n’est pas juste avoir une étiquette de renommée, mais c’est vivre cette appartenance et faire vivre l’association, sinon quel en est l’intérêt ?

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Valérie : La participation active de chacun me semble essentielle. Nous sommes pratiquement cent membres…

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Valérie : Je suis une grande admiratrice de la nature depuis ma plus tendre enfance et j’ai commencé à immortaliser les observations en photographie, disons de façon sérieuse, il y a huit ans. C’était à l’époque essentiellement de la macrophotographie avec les fleurs, car je suis une passionnée de botanique. Depuis deux ans, je pratique la photographie animalière, car j’ai le matériel adéquat que je ne possédais pas avant et mon ami du sud, m’a boostée dans ce domaine. C’est un vrai plaisir, qui est devenu passion. Je n’ai pas abandonné complètement la macrophotographie pour autant, mais le temps m’est compté et on ne peut pas être au four et au moulin.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Valérie : Mes photos sont toutes faites en France, car le grand problème de santé de ma fille, fait que je ne peux plus voyager très loin pour l’instant. Mais je peux quand même pratiquer la photographie animalière, même si je rêve parfois de contrées lointaines,  de beaux trésors nous attendent souvent pas loin du domicile. J’ai la chance d’habiter la campagne et une région riche en forêts et cours d’eau, ce qui me permet d’aller rencontrer des espèces bien sympathiques. Il m’arrive aussi de faire des photos en Baie de Somme, qui est un lieu très riche en oiseaux, en Corse ou dans le sud de le France pendant mes vacances et donc beaucoup plus rarement.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Valérie : A travers mes photographies, j’essaie de montrer aux autres, de façon la plus proche de la réalité , ce que mes yeux entrevoient. Chaque photographe a son propre regard des choses et c’est ce qui est intéressant. Le regard est aussi important que la technique photographique. J’essaie au maximum de comprendre et de créer ma photo sur le terrain, à la prise de vue. Je travaille en règlages manuels et c’est intéressant. Puisqu’il faut vivre avec son temps, le post-traitement aide à améliorer la photo, mais à mes yeux, il doit rester minime. Mais j’aime parfois m’évader de cette rigueur, avec des compositions plus artistiques où j’ai parfois besoin de grands recadrages et post-traitement pour décoller de la réalité naturaliste. En résumé, j’aime montrer la beauté de la nature et en particulier des animaux qui nous entourent.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Valérie : Je vous présente, six photos qui sont représentatives de mes terrains d’action : la forêt, la campagne, les étendues d’eau, mon jardin. J’ai terminé par une photo de style high key, un style que j’aime beaucoup et que j’essaie de développer au niveau animalier.

Buse variable (campagne)Buse variable (campagne)
Foulque macroule (plan d'eau)Foulque macroule (plan d’eau)
Pisaure admirable (macrophotographie)Pisaure admirable (macrophotographie)
Verdier d'Europe (jardin)Verdier d’Europe (jardin)
Biche (forêt)Biche (forêt)
Cigogne blanche (style higt key)Cigogne blanche (style high key)

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Valérie à elle-même : Pourquoi partager visuellement ses photographies, son travail photographique ?

Parce que nous vivons dans un monde qui a bien du mal à comprendre et respecter la nature. L’Homme, depuis des années s’est éloigné de la nature et ne la perçoit plus, ne la comprend plus, voire ne la respecte plus. Partager ses plus belles photos, notamment avec le plublic lors d’expositions, fait prendre conscience que la nature est magnifique , essentielle à notre vie et qu’il faut la protéger. C’est aider les autres à retrouver ou découvrir ce vrai regard sur les choses de la vie, les vraies.

 ASCPF : merci Valérie.

Valérie Bruneau-QuereyValérie Bruneau-Querey

ASCPF : Bonjour à vous deux,
Depuis la naissance de cette rubrique, nous n’avions encore pas interviewé de couple de photographes. Vous avez choisi de répondre ensemble à ma sollicitation, c’est donc avec plaisir que nous allons découvrir votre univers.
Dans quelle région vivez-vous et comment avez-vous connu l’ASCPF ?

Marie-Thérèse & Serge : Effectivement, nous fonctionnons en couple et nos photos sont signées de nos deux noms la plupart du temps. Nous habitons la région lyonnaise. On pourrait penser que ce n’est pas forcément le lieu idéal pour faire de la photo de nature au sens large mais en fait nous avons les étangs du Forez et de la Dombes à proximité et la montagne n’est jamais très loin. Nous avons été abonnés à Objectif nature il y a de nombreuses années. Nous connaissons donc l’ASCPF depuis longtemps et nous connaissons aussi quelques membres.

ASCPF : Depuis combien de temps en êtes-vous membres ?

Marie-Thérèse & Serge : Nous sommes membres depuis une bonne dizaine d’années.

ASCPF : Que représente l’association pour vous, qu’en attendez-vous et en quoi contribuez-vous à la faire vivre ?

Marie-Thérèse & Serge : Pour nous l’association est un vecteur d’échanges et de convivialité, même si la distance avec le noyau fort « parisien » ne le permet pas toujours ! nous essayons de participer par notre modeste contribution lors de l’exposition de Montier et en participant aux concours mis en place par l’association pour la représenter dignement lors des expositions.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui vous vous sentez bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à vos yeux, est essentiel à préserver ?

Marie-Thérèse & Serge : Le forum apporte beaucoup, ainsi que les rencontres et les sorties organisées (auxquelles pour l’instant nous n’avons pu participer qu’une seule fois). Ce sont des éléments  qui, à nos yeux, mériteraient d’être mis encore plus en avant, notamment en région.

ASCPF : Qu’aimeriez-vous dire qui vous semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Marie-Thérèse & Serge : Il est important à notre avis de continuer à promouvoir l’association dans l’étique de sensibilisation et de préservation, pour avoir de nouveaux membres bien sûr mais en étant aussi très vigilant car avec l’arrivée du numérique beaucoup de pseudo photographes/naturalistes se retrouvent sur le terrain réussissant parfois de très bonnes photos mais, malheureusement, au détriment de la nature.

ASCPF : Si vous voulez bien, je vous propose maintenant de nous présenter votre travail photographique. Depuis combien d’années faites-vous de la photo ? Comment vous est venue cette passion ?

Marie-Thérèse & Serge : Nous faisons de photos depuis de très très nombreuses années mais en parallèle nous avons appris à connaitre la nature via des associations de protection de la nature, et par des sorties terrain fréquentes. Nous avons pratiqué l’argentique bien sûr,  mais le numérique à bien facilité la réussite de clichés pas trop mauvais !

ASCPF : Où faites-vous vos photos ? Êtes-vous de grands voyageurs ?

Marie-Thérèse & Serge : Nous faisons l’essentiel de nos photos en France mais l’Europe est aussi un terrain que nous apprécions beaucoup pour sa diversité.

ASCPF : Avez-vous une démarche particulière et que cherchez-vous à montrer à travers vos photos ?

Marie-Thérèse & Serge : Évidemment nous sommes deux, nous avons donc deux visions différentes mais vous avons toujours l’envie de faire partager un instants particulier, une lumière, une ambiance… Nous avons une prédilection pour les oiseaux et ils ne sont pas les plus faciles à approcher et photographier, contrairement à des idées reçues.

ASCPF : Peux-vous nous présenter 6 photos représentatives de votre travail. Si vous le souhaitez, vous pouvez légender chacune d’elles pour les faire parler.

 

Pygargue à queue blanchePygargue à queue blanche
Guifette moustacGuifette moustac
Pélicans blancsPélicans blancs
Faucon kobezFaucon kobez
Glaréole à collierGlaréole à collier
Grèbes à cou noirGrèbes à cou noir

ASCPF : Pour terminer cette interview, je vous propose de poser vous-mêmes la dernière question, celle que vous auriez aimé que je vous pose, et d’y répondre.

Marie-Thérèse & Serge à eux-mêmes : Voici une question qui nous revient souvent. La nature va t-elle rester encore un peu sauvage ? et suffisament longtemps ? pour que nos enfants et petits enfants puissent profiter d’un levé de soleil, de la rosée matinale, sans avoir à payer une taxe, subir un règlement, une interdiction…

ASCPF : Voilà une question sans réponse immédiate que nous partageons avec vous. Rappelons aussi que vous avez publié un livre  avec Julien Poncet, également membre de l’association. Pour ceux qui souhaiteraient le découvrir, voici le lien sur le forum où vous nous l’avez présenté. Merci à vous deux d’avoir répondu à cette interview.

Marie-Thérèse et Serge MatthieuMarie-Thérèse et Serge Matthieu

ASCPF : Bonjour Sonia,
Parmi la centaine de membres que compte l’ASCPF à ce jour, 1/5ème seulement est composé de femmes. Tu es la première à te prêter au jeu de l’interview. Merci de ta collaboration. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?
Sonia : Je vis à Paris ; J’ai connu l’ASCPF à Bièvre au marché de l’occasion de la photographie.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?
Sonia : Je suis venue voir une fois ou deux fois lors des séances techniques, et j’ai adhéré à l’association en 1997.

ASCPF : En quoi contribues-tu à faire vivre l’association ?
Sonia : Je viens aux séances techniques en spectatrice pour voir les photos des membres, celles des invités quand il y en a, et écouter les conseils qui y sont prodigués.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?
Sonia : C’est la convivialité et l’amitié que j’ai trouvées dans l’association qui font que je m’y sens bien. C’est ce qui est à préserver.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?
Sonia : Il faut continuer à faire des expositions et à organiser des sorties entre les membres.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?
Sonia :  Il y a fort longtemps mon rêve était de photographier les oiseaux, mais le poids d’un objectif 300 ou 400 mm était tellement lourd pour moi que j’ai abonné. Pour rester dans nature j’ai choisi l’objectif 100 mm (Macro) plus léger.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?
Sonia : Mes photos sont faites en France, parfois en Guyane.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?
Sonia : Je veux montrer la vie et le comportement des insectes comme, par exemple, une ponte du taon. Je tente aussi de montrer les aberrations génétiques que l’on peut trouver dans la nature, comme celle du Demi deuil (Forme galène).

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Demi-deuilDemi-deuil
Ponte de taonPonte de taon
TristanTristan
AraignéeAraignée
FadetFadet
ZygèneZygène

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Sonia à elle-même : Que représente la photo pour toi ? La photo pour moi est l’interprétation d’une scène par le cadrage à travers l’objectif, comme le peintre le fait avec son pinceau.

ASCPF : Merci Sonia de nous avoir fait partager ton univers.

Sonia RubinowiczSonia Rubinowicz
Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.

ASCPF : Bonjour Claude,
Aujourd’hui, nous partons à ta rencontre. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?
Claude : Francilien de tous temps, urbain par nécessité professionnelle, donc subissant les contraintes de la grande ville, je me suis rapidement réfugié dans la nature, afin de retrouver ces racines rurales dont nous sommes tous issus. Comme nous avons tous des proches restés au pays, ce fut facile. Mes premiers contacts avec l’ASCPF, eurent lieu lors d’expositions.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?
Claude : Assidu aux séances techniques depuis 1996, ma candidature a été acceptée au tout début des années 2000.

ASCPF : En quoi contribues-tu à faire vivre l’association ?
Claude : Ayant été un certain temps, secrétaire, sous les règnes de Guy MALLET, puis de Gérard DAVID, je me suis rapidement concentré sur mon rôle de scribe pour :
•    La gestion du listing des membres
•    Le suivi des cotisations
•    La mise en place du mailing
•    L’organisation et la récolte des pouvoirs pour l’AG
•    Je teste aussi les restaurants pour l’AG.
Circulant en moto dans Paris, cela me permet d’être plus réactif pour :
•    Chercher le courrier
•    Faire la déclaration en Préfecture
•    Remettre les chèques au service comptabilité.
•    Programmer les séances techniques d’une année sur l’autre
•    faire les photocopies pour l’AG

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?
Claude : Ayant déjà vécu dans plusieurs associations, je trouve que l’ASCPF, apporte une cohésion à notre passion, et que ses échanges sur des sujets assez pointus et spécifiques, sont enrichissants pour tous. Personnellement, je suis preneur de l’expérience d’autrui, car on a toujours à apprendre. Ce qu’il faut préserver dans cette association, c’est la perméabilité des échanges de connaissances, dans une franche amitié, et éviter de créer des micro groupuscules, qui gravitent sur eux-mêmes.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?
Claude : Conscient de l’évolution constante des espèces, l’ASCPF a largement évolué depuis que je la connais ? Parfois on entend dire ‘’ c’étais mieux avant’’, mais il faut savoir que l’on ne se baigne jamais dans la même rivière. L’eau s’écoule, le temps également, l’ASCPF change, ses membres aussi. Il nous faut conserver notre esprit protecteur et témoin de la nature, afin de passer le message aux autres générations.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?
Claude : J’ai commencé la photo, un peu avant mes 20 ans, dans les années 60 (de 1900 je précise). A l’époque, les appareils s’appelaient PENTAX Spotmatic, en argentique, bien sûr, et quand on disait, ’’tiens, je vais faire une photo de cet oiseau’’, on avait souvent des désillusions.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?
Claude : Je fais des photos en région parisienne, mais je voyage également, dans un triangle Viêt-Nam, Brésil, Norvège.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?
Claude : Dans mes photos, je cherche à montrer des espèces que l’on ne voit pas souvent, ou qui présentent des difficultés à débusquer : genette, martre, loutre, lynx. Les oiseaux sont plus facilement accessibles à la photo, et je m’y intéresse aussi.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Sternes Incas Pérou

Sternes Incas Pérou

Guanaco Pérou

Guanaco Pérou

Jaguar Brésil

Jaguar Brésil

Belette France

Belette France

Gorgebleue France

Gorgebleue France

Talève sultane Espagne

Talève sultane Espagne

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.
Claude à lui-même : Je me pose en effet cette question :
Comme nous vivons à une époque où tout est règlementé, où le moindre pas nécessite une autorisation, assortie d’une taxe, resterons-nous assez longtemps en paix, afin d’admirer, assis au pied d’un grand chêne, la vie sauvage qui s’offre gratuitement à nous ?

ASCPF : Voilà une question philosophique à laquelle nous aimerions tous pouvoir répondre oui. Merci Claude de nous avoir fait découvrir ton univers.