Get Adobe Flash player

Catégories

Archives mensuelles : mai 2014

Après un passage à Montiers en Der en novembre dernier et à Festimages en février à Laval, les plus belles photographies des membres, ont encore fait des heureux auprès du public.

En premier lieu à Bourg la Reine (92), une exposition qui s’étendait du 3 au 29 mars au Centre d’Animation Expression Loisirs.
Un vernissage avait lieu le 6 mars de 19 à 21 heures.

Une partie de l’exposition se tenait au centre ville côté rue piétonne.

Ensuite le château de Drancy nous réservait un bel accueil dès le 3 avril dernier.

A l’extérieur une exposition était proposée par Natureparif, Terre sauvage et l’ASCPF , intitulée «Patrimoine et Biodiversité ». Elle proposait des photographies de notre association et de Laurent Geslin.

Lapin de Garenne, Porte Maillot à Paris ( Laurent Geslin )Lapin de Garenne, Porte Maillot à Paris ( Laurent Geslin )

L’intérieur du château a servi d’écrin à l’exposition de l’association, mais aussi à celle de deux de nos membres : Patrick Kientz et Patrick Delieutraz.

Association ASCPF

« Un singe en hiver », une belle complémentarité avec les deux patrick, dans les autres salles

Quelques très expressifs primates de Patrick Kientz

Et la beauté sauvage de la Norvège par Patrick Delieutraz :

Bravo à vous deux !

Par ailleurs de nombreuses photographies dont celles de Tony Crocetta et Kiriakos Kaziras étaient visibles non loin de là à l’espace culturel du Parc, du 3 au 8 avril 2014.

L'affiche de cette manifestation qui a lieu tous les deux ans à Drancy sous légide de Tony CrocettaL’affiche de cette manifestation qui a lieu tous les deux ans à Drancy sous légide de Tony Crocetta

 

Textes : Valérie Bruneau-Querey
Photos : Jean-Pierre Mériaux et Valérie Bruneau-Querey

 

ASCPF : Bonjour Pascale, peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Pascale : Je vis dans le Gard, dans un petit village situé à égale distance entre Nîmes et Montpellier. Je suis aux portes de la Petite Camargue, où je passe la majorité de mes temps libres.
J’ai connu l’ASCPF il y a 8 ans environ, grâce à Diane et Olivier.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Pascale : J’en suis membre depuis janvier 2011.

ASCPF : Tu fais partie du conseil d’administration. En quoi contribues-tu à faire vivre l’association ?

Pascale : Je suis entrée au CA en mars 2012. Depuis, j’ai participé à beaucoup d’activités dans la mesure où je pouvais les assurer à distance. Internet est un outil fabuleux pour cela. J’ai donc, dans un premier temps, pris la coordination des expositions. C’est un travail d’organisation important pour l’association, notamment lorsqu’il s’agit de préparer le festival de Montier en Der.

Lorsque Olivier (mon parrain ASCPF et mon petit frère dans la vie) a créé le blog, j’ai proposé de l’administrer. Je trouve que c’est un média formidable pour mettre en valeur le travail de nos membres. J’ai donc remis en forme beaucoup de documents issus du forum pour les rendre plus visibles et accessibles.

J’ai également été modératrice du forum jusqu’à ce que je sois élue à la présidence de l’association, en mars dernier.

ASCPF : Effectivement, tu as été élue présidente de l’association à la dernière assemblée générale. Peux-tu nous dire comment tu envisages ton nouveau rôle ?

Pascale : Pour moi, une association est un lieu de partage et de mutualisation. Partage des idées et des projets et mutualisation des compétences de chacun. J’espère pouvoir continuer à fédérer les membres autour des projets déjà existants et mon souhait est également de faire en sorte que des partenariats puissent aussi se mettre en place dans les régions. Mon objectif est d’étendre la notoriété et la visibilité de l’ASCPF au niveau national dans un but pédagogique auprès du grand public.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Pascale : Au-delà du fait que l’ASCPF m’a rapprochée de Diane et Olivier grâce au partage de la photographie et des sorties que nous faisons ensemble, j’ai trouvé ici de véritables amis. Pour moi, c’est la convivialité de l’association qui est essentielle à préserver.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Pascale : Il faut conserver et étendre l’éthique de l’ASCPF. Pour moi, cela passe par des actions pédagogiques auprès du public.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’es venue cette passion ?

Pascale : Contrairement à beaucoup de membres de l’ASCPF, je fais de la photo depuis seulement 5 ans. Aussi loin que je me souvienne, mes parents et mes frères ont toujours fait de la photo, essentiellement de monuments et de paysages. Personnellement je n’étais pas sensible à cette discipline. Je préférais dessiner ou peindre. Il y a 8 ans, j’ai commencé par fréquenter le forum de l’ASCPF. J’ai découvert là un monde que j’ignorais. Je n’avais jamais fait attention qu’il y a autant d’espèces d’oiseaux, je n’avais jamais cherché à mettre un nom sur un animal inconnu… J’ai tout découvert à travers les photos postées sur le forum. Il y a 5 ans, j’ai passé un Xème examen et pour le réussir, j’ai énormément travaillé. Cela occupait tout mon temps libre et je me suis dit que si je le réussissais, je devrais alors trouver une activité qui comblerait tout le temps que j’ai passé à travailler cette année-là. J’ai réussi l’examen, et j’ai décidé que ce serait la photographie ! Je me suis offert mon premier appareil reflex numérique et Olivier m’a offert un objectif 135 – 300 mm qui dormait dans son placard. J’ai été très soutenue dans mon apprentissage par les précieux conseils des membres du forum, que je me suis appliquée à suivre à la lettre, pour toute la satisfaction que cela m’apporte aujourd’hui.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Pascale : Je ne suis pas une voyageuse dans l’âme, au contraire, je suis même très casanière. La photo me permet de sortir de chez moi et je fais la grande majorité de mes photos en Petite Camargue où je vis. Ce territoire, restreint et vaste à la fois, m’émerveille à chaque fois que j’y suis immergée.
Cependant, j’apprécie aussi les sorties qu’il m’arrive de faire dans d’autres régions, en particulier si ces régions me nourrissent en odeurs qui rappellent mon enfance (herbe verte et humide et grandes forêts de hêtres).

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Pascale : Je ne peux pas dire que j’ai une démarche particulière parce que j’ai la sensation permanente de chercher mon style. Par contre, j’aime montrer le milieu dans lequel je photographie mes sujets et je suis très sensible à la belle lumière de Camargue. Jusqu’à l’an dernier j’ai beaucoup pratiqué la billebaude mais depuis que j’ai découvert l’affût en observant une colonie de guêpiers l’été dernier, j’avoue avoir un faible pour cette discipline qui permet de faire des observations dans la durée… je trouve cela fascinant !

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

« Piquet râleur » Cette photo a été prise au Centre du Scamandre (Gard). Alors que je passais dans le chemin, j’ai eu l’impression qu’il m’interpellait, me faisant revenir sur mes pas, car je ne l’avais pas vu au premier coup d’œil.« Piquet râleur » Cette photo a été prise au Centre du Scamandre (Gard). Alors que je passais dans le chemin, j’ai eu l’impression qu’il m’interpellait, me faisant revenir sur mes pas, car je ne l’avais pas vu au premier coup d’œil.
« Pouillot véloce »  Une de mes toutes premières photos faite avec mon objectif Canon 100 – 400 mm.  Ce petit oiseau s’est approché tellement près que ce fut un moment magique pour moi.« Pouillot véloce » Une de mes toutes premières photos faite avec mon objectif Canon 100 – 400 mm. Ce petit oiseau s’est approché tellement près que ce fut un moment magique pour moi.
« L’enfer de la roselière » Cette photo illustre bien les ambiances que j’aime particulièrement. Elle a été faite en janvier 2013 alors qu’il faisait froid et qu’il y avait un très fort mistral. Les busards des roseaux s’en donnaient à cœur joie au-dessus de la roselière. Photo primée au concours IFWP 2013« L’enfer de la roselière » Cette photo illustre bien les ambiances que j’aime particulièrement. Elle a été faite en janvier 2013 alors qu’il faisait froid et qu’il y avait un très fort mistral. Les busards des roseaux s’en donnaient à cœur joie au-dessus de la roselière. Photo primée au concours IFWP 2013
« Escargot masqué » J’aime bien aussi la macrophotographie. Cet escargot a été photographié à 100 mètres de chez moi. Photo primée au concours IFWP 2012« Escargot masqué » J’aime bien aussi la macrophotographie. Cet escargot a été photographié à 100 mètres de chez moi. Photo primée au concours IFWP 2012
« Guêpier d’Europe » Cette photo est issue d’une série de 1200 photos faites au cours de 113 heures d’affût entre juin et août 2013. Il était difficile d’en choisir une seule, mais celle-ci est une de mes préférées.« Guêpier d’Europe » Cette photo est issue d’une série de 1200 photos faites au cours de 113 heures d’affût entre juin et août 2013. Il était difficile d’en choisir une seule, mais celle-ci est une de mes préférées.
« Huppe huppe huppe » Lors de mes affûts aux guêpiers, j’ai eu la chance de pouvoir aussi observer une famille de huppe. Cet oiseau est magnifique et j’aime particulièrement cette photo.« Huppe huppe huppe » Lors de mes affûts aux guêpiers, j’ai eu la chance de pouvoir aussi observer une famille de huppe. Cet oiseau est magnifique et j’aime particulièrement cette photo.

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Pascale à elle même : « Quel plaisir éprouves-tu quand tu fais de la photo ? »

Avant tous, c’est le plaisir d’être immergée dans un lieu calme où je peux oublier tous les aléas de la vie quotidienne. Je suis alors hors du temps et un peu hors du monde. Je suis alors ouverte à tout ce qui se passe autour de moi et je prends beaucoup de plaisir aussi à l’observation du monde furtif qui nous entoure. Je trouve que cela n’a pas de prix et j’espère que mes petits-enfants en devenir auront la chance de pouvoir en être les témoins aussi.

ASCPF : Merci Pascale, on te souhaite à toi et à l’association un bon et long mandat de présidente… Que tes prières soient exaucées :-) 

Pascale HervieuPascale Hervieu

 

 

ASCPF : Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Christophe : Je vis dans le sud Vendée proche du marais poitevin. Je connais depuis longtemps l’ASCPF par Gérard Vienne mon beau-père ainsi que François Bel et Pierre Montoya que je connaissais et dont on retrouve leurs photos dans « A jamais vivant », le premier portfolio de l’ASCPF.
C’est la rencontre avec Guy Mallet et Gérard David ainsi que la découverte du forum sur internet qui m’ont fait redécouvrir l’association.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Christophe : Je me suis d’abord inscrit sur le forum en 2008 puis admis membre en 2011 avec Clément Caiveau comme parrain, un autre vendéen dont j’admire la patience et la connaissance ornithologique.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Christophe : L’association est pour moi un moyen de dialogue avec d’autres accros de la nature .Le forum est un bon moyen de faire partager aux autres son travail et de découvrir celui des autres. Cependant il m’est parfois difficile de rester actif sur ce forum surtout quand je suis en déplacement.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Christophe : L’ASCPF, à travers son forum permet un partage .Les critiques sont souvent objectives sans être agressives comme on peut le voir sur certains autres forums de photo.
Il est difficile pour les « provinciaux » de suivre les réunions techniques. J’espère qu’Olivier va pouvoir remettre en service les vidéos des réunions sur le net pour que l’on puisse en profiter.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Christophe : Que l’ASCPF reste à la portée de tous, et je dis bravo à ceux qui font vivre l’association à travers les expositions et l’organisation de sorties. J’espère pouvoir un jour avoir le temps d’organiser une rencontre dans mon secteur.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Christophe : J’ai pratiqué la photo depuis très longtemps en argentique avec au début un zenith E et un 400mm Kilfit que Gérard Vienne m’avais donné et que j’avais transformé en « fusil photo » puis quand j’ai commencé à faire du film, j’ai laissé tomber totalement la photo. Ce n’est qu’en 2008 et avec la rencontre de Didier Cantin que j’ai repris cette activité avec un boitier numérique 40D puis 7D et un 300 f/4 racheté a Clément.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Christophe : Je voyage pas mal par mon métier puisque je suis réalisateur et cameraman sur des documentaires animalier et de voyage, mais durant les tournages je ne fais pas de photos. On ne peut hélas pas faire les deux. C’est donc principalement en dilettante autour de chez moi que je pratique la photo animalière.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Christophe : Je suis un peu un touche à tout et je m’intéresse à toute la vie sauvage du plus petit au plus gros mais j’ai quand même une préférence pour les oiseaux, la Vendée est un bon terrain de jeu pour l’avifaune.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Aigrette garzetteAigrette garzette
Fauvette a tête noire Fauvette a tête noire
Gorgebleue dans le colza dans un champs près de chez moiGorgebleue dans le colza dans un champs près de chez moi
Hibou des marais le soir en filéHibou des marais le soir en filé
Huppe pres de la maisonHuppe pres de la maison
Pour montrer que je ne fais pas que des oiseaux un CalopteryxPour montrer que je ne fais pas que des oiseaux un Calopteryx

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Christophe à lui même : La photo est-elle le meilleur moyen de faire partager ta passion ?

Je ne suis pas sur, si j’avais eu le talent de dessinateur j’aurai aimé me promener seulement avec des jumelles, un carnet de croquis et un crayon comme Robert Hainard .

ASCPF : Merci Christophe pour cette sympathique interview.

Christophe LemireChristophe Lemire