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Archives mensuelles : mars 2017

Cet élégant limicole ne représente pas de difficultés d’identification. De longues pattes palmées bleu-gris, un plumage noir et blanc et surtout un grand bec noir, fin et recourbé à l’extrémité. A l’observation sa marche  est très gracieuse.

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Avocette élégante ( Recurvirostra avosetta )

C’est un oiseau présent un peu partout en France, qui aime les eaux peu profondes ( bordure de plage , estuaires, marais côtiers, bord des étangs ). Voici un lien  » oiseaux.net » vers la carte de sa répartition au niveau mondial :

http://www.oiseaux.net/maps/avocette.elegante.html

Cette espèce est migratrice au nord et à l’est, elle hiverne dans les pays méditérranéens et en Afrique. En France , on peut l’observer toute l’année avec une forte concentration entre le Morbihan et l’estuaire de la Gironde ( 80 % de la population  hivernant dans notre pays ).

Cri de l’espèce, lien vers le site Xeno-Canto :

http://www.xeno-canto.org/42552

 L’Avocette élégante se nourrit principalement de vers, insectes aquatiques, petits crustacés. Le bec entrouvert  évolue dans l’eau ou dans la vase, avec des mouvements de va et vient , mais cet oiseau est capable de plonger.

Les accouplements se font au printemps, avec une parade nuptiale particulière. La femelle cou tendu et bec au ras de l’eau attend patiemment. Pendant ce temps le mâle, en demi cercle derrière elle, s’agite doucement sur les côtés en se toilettant , en la frôlant et grimpe au final sur son dos. L’accouplement est rapide, mâle et femelle croisent ensuite leurs becs , l’aile du mâle sur le dos de la femelle, encore un cours instant, avant de partir chacun de son côté.  Les couples se seront alors formés avant l’arrivée sur la zone de nidification.

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Accouplement de l’espèce

 

Le nid est creusé à même le sol en cuvette, sur un banc de sable, herbes rases, mâle et femelle se relaient pour son élaboration avec quelques végétaux morts ou débris coquilliers. La ponte a lieu principalement de mi-avril à mi-mai, dans une zone territoriale défendue par le couple.

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Avocette au nid.

Le nid est placé près d’une zone facile d’accès pour la nourriture. En effet , après leur éclosion, les poussins ( 3 ou 4 ), sont vite autonomes et arrivent à se nourrir rapidement seuls. Les parents les stimulent à le faire à l’aide de cris et postures.

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Avocette élégante et poussins guidés vers la zone de nourrissage.

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Avocette et poussins en eau peu profonde.

 

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Avocette protégeant son petit sous le plumage.

Les juvéniles auront toutes leurs plumes entre 35 et 42 jours.

De part son élégance, cet oiseau est très agréable à observer et à photographier.

 

 

Crédit photographique, non libre de droits : Yvon-Henry Houzier

Texte : Valérie Bruneau-Querey

Attention, rappel ASCPF : les photographies d’oiseaux aux nids ne sont pas recommandées et nécessitent une bonne connaissance du non dérangement envers l’espèce. Mieux vaut s’abstenir si par vos actes vous mettez la couvée en danger…pour quelques photographies…et votre ego…

 

 

 

 

 

Pour la troisième année consécutive l’ASCPF se classe dans les 15 premiers clubs à la coupe de France nature.
Classée 7ème en 2015 et 11ème en 2016 à la coupe de France nature sous sa version images projetées, l’ASCPF retrouve la 7ème place en coupe de France images nature dans sa version images couleur papier, suite aux modifications de ce concours.
Bravo à toutes celles et ce qui ont participé.

Synthèse des résultats

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.
Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.

Le gagnant du 1 er thème : Didier Fromont

JUIN 2012 – BEAUMES DE VENISE
Un après-midi de juin lors d’une petite séance photos le long des arbustes qui me servent de haie j’ai aperçu cette superbe chenille du grand paon de nuit. Celle-ci est restée plus de trois semaines sur le même prunellier, ce qui m’a permis de suivre le processus de transformation avant la confection de son cocon. Un plaisir pour moi de partager cette photo avec les membres de l’ASCPF.

Canon 7D, 100 mm macro, F/8, 1/800, ISO 320

 

 

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 Le gagnant du deuxième thème : Gregoire TRUNET

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Synthèse annuelle des concours réalisée par Franck Lesueur ( Photographies des différents auteurs, non libres de droits )

Il existe deux espèces de loup en Afrique : le Loup doré ( Canis anthus ) et le Loup d’Abyssinie ( Canis simensis ). Mais ce dernier beaucoup plus rare (classé en liste rouge IUCN ) est uniquement observé dans une région précise de l’Afrique : en Ethiopie. L’effectif global actuel regroupant les différents noyaux de populations ( moins de 50 loups par noyau ), serait d’environ  500 individus, avec une plus forte densité dans les hauts plateaux éthiopiens (>3000m) : montagnes du Simien et montagnes du Balé. Dans ces deux territoires de plusieurs milliers de km², deux parcs nationaux ont été crées. En 1969, c’est le Parc National des montagnes du Simien qui a vu le jour, puis en  1970 , le Parc National des montagnes du Balé qui  regroupe la majorité de la population de cette espèce : environ  la moitié des individus.

Ce canidé a des allures de renard haut sur pattes, avec malgré tout un museau plus allongé, adaptation au fil des siècles lui permettant de fouiller dans les terriers et capturer ses proies.

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Loup d’Abyssinie ( Canis simensis )

C’est un animal qui s’est très bien adapté aux altitudes élevées ( 3000 à 4100m ) .

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Biotope de l’espèce .Territoire du Parc National des montagnes du Balé. 4000m d’altitude.

 

Le Loup d’Abyssinie pour se développer et assurer la survie des ses populations, est très dépendant de certaines espèces. Sa proie favorite étant le Rat-Taupe géant d’Ethiopie ( Tachyoryctes macrocephalus ) endémique aussi et qui représente  90% de son alimentation.

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Rat-Taupe géant ( Tachyoryctes macrocephalus), pouvant atteindre 1kg et qui possède deux yeux au sommet du crâne, lui permettant d’observer les alentours sans sortir de son terrier.

De plus petits mammifères type souris, musaraignes, peuvent aussi servir de nourriture, le tout étant assez abondant sur ces hauts plateaux éthiopiens.  Ce loup a  une activité diurne et chasse en général seul.

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Autre type de proie plus petite.

 

 

L’organisation de la meute pouvant atteindre 20 loups, mais dans la majorité des cas , c’est un groupe hiérarchique d’environ 6 loups qui se constitue, d’assez jeunes loups avec quelques femelles, évoluant sur un petit territoire.

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La période de reproduction se situe entre août et novembre, une cavité creusée dans le sol ou sous un rocher, tient lieu d’abri pour les petits. La gestation dure entre 60 à 62 jours, avec des portées pouvant atteindre 2 à 6 louveteaux. La mâturité sexuelle est atteinte à l’âge de deux ans. Il existe une grande solidarité. C’est la femelle du  couple dominant de la meute qui va s’accoupler pour ensuite mettre bas. Et c’est toute la meute qui aidera à nourrir les louveteaux pendant une certaine période ( régurgitation de viande ) et assurera leur protection.

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A travers les dernières décennies, cette magnifique espèce a bien failli disparaître. En effet divers facteurs  ont fait baisser les effectifs de cette population. La plus terrible a été notamment dans les années 90, une grande épidémie de rage transmise par les chiens domestiques des éleveurs partageant le même territoire.

Par ailleurs, un recul du territoire de vie du Loup d’Abyssinie , avec emprise de l’Homme ( 60% des terres en dessous de 3200m ont été consacrées à l’agriculture ), les empoisonnements volontaires, les hybridations avec les chiens domestiques compromettant alors le capital génétique de l’espèce , sont autant de facteurs qui contribuent à son extinction.

Il existe plusieurs associations de défense qui ont fort heureusement bien oeuvré  pour le maintien des populations locales du Loup d’Abyssinie, et parfois en partenariat avec le gouvernement éthiopien.

On peut citer l’EWCP qui participe à de grandes campagnes de vaccinations antirabiques gratuites  sur les chiens domestiques, des loups . Elle participe aussi à la stérilisation des hybrides.

La création des parcs nationaux a contribué aussi à la protection du milieu de vie de ce loup éthiopien et donc à son équilibre.  Maintenant l’écotourisme s’ajoute aux facteurs positifs de préservation . Des campagnes de sensibilisation au niveau de la population éthiopienne ont été judicieusement amorcées. En résumé, cet honorable combat à multiples facettes scientifiques et humaines, ne cesse de continuer pour la survie du Loup d’Abyssinie.

 

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Lien vers EWCP : Association EWCP  

Crédit photographique ( non libre de droits ) : Loïc de La Rancheraye

Texte : Valérie Bruneau-Querey