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Archives mensuelles : novembre 2017

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Lièvre d’Europe ( Lepus europaeus ), photographie : ©Philippe de Mauroy

Le Lièvre d’Europe ( Lepus europaeus ) est un petit mammifère emblématique de nos champs cultivés, prairies, forêts claires, marais, dunes…on peut le rencontrer en montagne jusqu’à 2000m d’altitude. Il est plus facilement observable au petit matin ou en fin de journée. C’est un grand solitaire de ces milieux ouverts, sauf pendant la période du rut qui s’étale de la fin de l’hiver jusqu’en été.

Dans les prairies, vous pourrez aussi observer le Lapin de Garenne ( Oryctolagus cuniculus ) , cependant ce dernier affectionne plus particulièrement les endroits recouverts de végétation. Alors comment les différencier ?

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Lièvre d’ Europe. Longues oreilles teintées d’un triangle noirâtre aux extrémités. Oeil noir et jaunâtre ( iris  jaunâtre ), cerclé de noir. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

Le lièvre a une taille beaucoup plus grande pouvant atteindre 70 cm de longueur. Ses pattes, ses oreilles teintées de noir aux extrémités, sont aussi beaucoup plus longues. Ses yeux sont brun jaunâtres cerclés de noir ( iris brun jaunâtre ). Pour le Lapin de Garenne à l’allure moins élancée et plus arrondie, les oreilles sont plus courtes, non teintées de noir aux extrémités et les yeux sont totalement sombres.

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Lapin de Garenne ( Oryctogalus cuniculus ). Les oreilles moins longues que le lièvre sont sans taches noires triangulaires aux extrémités et l’oeil est entièrement foncé ( iris  brun sombre ). Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

Par ailleurs, au niveau proportions, un Lièvre d’Europe pourra atteindre jusqu’à 6,5 kg , un Lapin de Garenne pas plus de 2.5 kg. Les longues pattes du lièvre lui permettent d’assurer des bonds fabuleux et d’atteindre une vitesse de pointe de 60km/h.

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Le Lièvre d’Europe peut atteindre 60km/h en course. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

 

 

Au niveau pelage, celui du lièvre est  épais, brun foncé avec une partie ventrale blanchâtre. Il y a une mue en automne qui entraîne ensuite l’apparition d’un pelage très dense, bien adapté aux milieux ouverts où parfois les conditions hivernales sont assez rigoureuses.

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Lièvre d’Europe, conditions hivernales. Photographie : ©Philippe de Mauroy

Entre ces deux espèces, d’autres différences existent, notamment au niveau du mode de vie.

Le Lièvre d’Europe s’abritera au niveau de gîtes, cavités au sol n’excédant pas 50cm ( parfois sous des haies ou branchages ), tandis que le Lapin de Garenne utilisera des terriers. Le lièvre peut évoluer sur un territoire de 200 hectares selon la période de l’année, seulement 20 hectares pour le lapin.

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Lièvre d’Europe, espèce qui affectionne les milieux ouverts. Photographie : ©Philippe de Mauroy

Le lièvre est herbivore, il se nourrit essentiellement de végétaux, tubercules, plantes cultivés dans les champs, écorces, bourgeons, selon les saisons.

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Lièvre d’Europe se nourrissant de végétaux. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

C’est en mars que débute le rut et l’on peut alors assister à des rassemblement de mâles ( bouquins ) et femelles ( hases ) qui se livrent à de joyeuses courses poursuite. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel évident. Le groupe adopte des attitudes démonstratives en  se donnant des coups de pattes ou griffes, mais ne se mordent pas. C’est le  » bouquinage ».

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie: © Philippe de Mauroy

 

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Séance de bouquinage , photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie : © Philippe de Mauroy

 

La reproduction dure toute l’année sauf en octobre et novembre. Il y aura 1 à 4 portées par an ( gestation 41 à 42 jours ) , avec en moyenne 3  levrauts qui naissent déjà avec des poils et une bonne vue. Leur développement est rapide, il sortent très vite du  » nid « , car ne l’oublions pas , ceux-ci naissent en milieu ouvert. ( Les lapereaux eux, naissent aveugles et sans poils ). La hase allaite les levrauts, une fois par jour après le coucher du soleil et pendant 5 minutes. La maturité sexuelle est atteinte vers 6 mois.

 

Un petit animal sympathique qui fait la joie des photographes animaliers attirés par la faune sauvage française et qui nous rappelle sans cesse la fameuse citation de Jean de La Fontaine :  » Rien ne sert de courir , il faut partir à point ! »

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Photographie : © Philippe de Mauroy

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

« A bon entendeur, salut ! » Autrement dit celui qui a bien compris aura son salut.

 

 

 

Photographies non libres de droits , Philippe de Mauroy 

Texte Valérie Bruneau-Querey

ASCPF : Bonjour Dominique. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Dominique : Je vis à Montpellier dans le département de l’Hérault depuis une trentaine d’années.

Lorsque j’ai débuté la photographie animalière il y a plus de quinze ans, je ne connaissais rien en photographie et je n’avais aucun bagage naturaliste hormis quelques notions halieutiques, étant passionné de pêche en rivière à l’époque.

J’avais donc tout à apprendre dans ces deux domaines, les livres et l’internet ont été de précieux alliés.

Je suis tombé par hasard sur le site de l’ASCPF en consultant le net, ce jour-là j’ai pris conscience du chemin à parcourir en découvrant le travail des photographes confirmés adhérents à l’association.

« Je ferais partie de cette association un jour » c’était un défi que je me suis lancé à cette époque, un chemin à suivre.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Dominique : Je suis un tout « jeune » photographe de l’association, puisque ma candidature a été retenue en début d’année 2017.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Dominique : Comme je le dis en introduction, être membre est un défi que je m’étais lancé il y a quelques années.

Ce qui me plait dans l’association aujourd’hui, c’est ce qu’elle représente, un label de qualité et une charte éthique incontournable.

Etant un tout nouveau membre, pour l’instant, j’apprécie pleinement de faire partie de cette aventure et j’avoue que mon emploi du temps professionnel, mes activités photographiques, me laissent peu de temps pour amener ma contribution au sein de l’association.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Dominique : Je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à un festival au nom de l’ASCPF, et j’espère bien être un jour présent sur un stand de l’association. Il faut dire que les festivals sont souvent trop loin de mon lieu de vie et que ma profession d’infirmier me laisse trop peu de liberté pour l’instant.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait aujourd’hui que tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Dominique : La seule question que je me pose lorsque je m’engage, est de savoir si ce que je réalise est en accord avec ma vision éthique de ma passion pour la photographie animalière.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Dominique : Pour l’instant je savoure pleinement d’être membre, je suis fier de porter le badge de l’ASCPF lors de mes festivals où mes rencontres dans les lieux associatifs lors de conférences sur la photographie nature. Laissez-moi le temps de m’intégrer au groupe.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Dominique : Je m’appelle Dominique MIGLIANI, j’assume pleinement mes soixante ans, je suis infirmier de bloc opératoire et ma grande passion est la photographie nature.

Depuis plus de quinze années je pratique assidument la photographie animalière, formé à l’école de l’observation et de la patience.

Un jour, j’ai eu en cadeau un APN à 2 millions de pixels, c’est à ce moment précis que j’ai compris que ce cadeau allait déclencher chez moi une addiction irréversible pour la photographie. La nature sauvage était une évidence car toujours présente dans ma vie depuis mon plus jeune âge.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Dominique : J’adorerais voyager à travers le monde, être toujours entre deux avions à découvrir de nouvelles contrées sauvages… en réalité, la nature que j’aime vraiment est à dix minutes où à une heure de chez moi, dans l’univers des étangs, dans la garrigue aux senteurs exquises, sur les hauts cantons de l’Hérault à la recherche de belles ambiances dans l’espoir de croiser les mouflons, au cœur les Cévennes ou encore sur le fabuleux plateau du Larzac à admirer les multitudes d’orchidées sauvages en Mai, les fritillaires des Pyrénées ou encore les anémones pulsatiles, c’est dire qu’il y a de quoi bien voyager pas loin pour encore beaucoup d’années !!!

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Dominique : Ma démarche photographique me semble évidente aujourd’hui mais la réflexion fût difficile car amener un regard différent sur la nature est loin d’être simple :

  • La faune et la flore sauvage, avec une vraie approche naturaliste,
  • le sud de la France comme terrain de jeu et surtout une recherche de lumières aux limites du jour et de la nuit indispensables à la création de mes images.
  • Une inspiration venant du monde de la peinture mettant en harmonie le sujet et l’arrière plan.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 5 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Dominique : Voilà quelques images qui représentent bien ma vision de la nature sauvage près de chez moi, des sujets passionnants, souvent difficiles à observer, des recherches de couleurs en harmonie avec le sujet, des lumières, des ambiances ….

Pipit spioncelle dans les jeunes pousses de salicorne

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Grand cormoran dans la brume matinale

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Bécassine des marais dans les flares

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Oedicnème criard dans un pré-salé

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Sarcelles d’été

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Dominique à lui-même : L’expérience acquise a-t-elle modifié ta manière de pratiquer la photographie animalière ?

La photographie n’est qu’un prétexte aujourd’hui, car au fil des années et des rencontres, je suis devenu naturellement un conteur d’histoires, un témoin privilégié de la vie sauvage, mêlant mes quelques connaissances naturalistes, des anecdotes de terrain emprunts de poésie et de bonne humeur.

ASCPF : Merci Dominique de t’être prêté au jeu de l’interview.

Dominique

Dominique Migliani

Photographies : Dominique Migliani

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©texte et photographies de Grégoire Trunet

ANNEE 2017

Dans la revue Nat’Images N°46, d’octobre-novembre 2017, article d’Arnaud Saguer ( en compagnie de Yannick Lenoir ), intitulé  » L’isard et le chamois, une rencontre improbable ».

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http://www.natimages.com/

Dans la revue «  France Photographie » de la Fédération Photographique de France, d’octobre 2017, spéciale nature, deux pages sont consacrées à notre association. Article de Jean-Pierre Mériaux, président de l’U.R. Nord-Est île-de-France. Par ailleurs Dominique Martin, membre ASCPF, s’est vu attribuer une page auteur  » Harmonie en jaune orangé « . On peut rencontrer aussi dans cette revue quelques photographies de Claude BalcaenAndré BeaurainJean-Pierre Mériaux et Emilie Tournier Avec l’aimable autorisation de la FPF, pour la mise en avant de la première de couverture : http://federation-photo.fr/

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Article de Karine et Damien Demetz, intitulé  » Afrique du sud, balade multicolore « , dans la revue «  Image et Nature  » de mai-juin 2017 .

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https://www.image-nature.com/

Sélection d’une photographie de Guépier d’Europe de Grégoire Trunet dans la revue  » Chasseur d’Images  » de mai 2017.

https://www.chassimages.com/index.php/2017/04/14/ci393/

Nat’Images N°42 ( Février-Mars 2017 ), article de Pascale Hervieu sur le nouveau portfolio de l’ASCPF, avec en parallèle parution dans ce magazine, de plusieurs photographies des membres.

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http://www.natimages.com/

Hommage  du magazine Chasseur d’Images, à Franck Lesueur :

http://www.chassimages.com/index.php/2017/02/08/image-du-jour-170209/

Avec l’aimable autorisation pour les « premières de couverture », des responsables des différentes revues.