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Archives mensuelles : janvier 2018

ASCPF : Bonjour Jacques. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Jacques : Yvelines Sud, autour de Rambouillet.

Dans les années 1970, au cours de promenades en forêt de Chantilly j’ai rencontré quelques rares  photographes animaliers, dont la plupart suivaient les laisser-courre de la région. J’ai sympathisé avec eux, me suis un peu équipé, jusqu’à ce qu’un membre fondateur de l’ASCPF, René Barbier-Petit, propose de me parrainer afin d’être admis dans la seule association Française de Chasse photographique d’alors, créée par Jacqueline et François Sommer.

Le Domaine de Chambord accueillait l’ASCPF en période de brame, sous la responsabilité de Michel  Marc, photographe à Château du Loir, membre régional de notre association.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Jacques : Depuis 1972, (45 ans déjà…) 

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Jacques : L’association représente une grande partie de ma vie. J’espère qu’elle continuera à exister bien que le niveau de qualité requis devienne de plus en plus difficile à atteindre. En simple soldat, je me limite à soumettre ma production au jury de l’association.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Jacques : Oui au festival de Montier-en-Der, où j’ai obtenu en 2006 le 2e prix « Oiseaux sauvages » au concours de l’AFPAN. J’étais en argentique. Quand le concours est passé au numérique, j’ai cessé de participer par manque de maîtrise du procédé.

Et, c’est en régional de l’étape que je participe au Festiphoto de Rambouillet.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Jacques : Le contact, l’amitié et la convivialité.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Jacques : Que les jeunes talents continuent à la faire vivre comme ils le font.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Jacques : Depuis 45 ans en animalier, mais je faisais de la photo N&B bien avant, avec comme beaucoup d’entre nous : Le labo dans la salle de bains…

Le passage au numérique a été une fracture pour moi, j’ai encore beaucoup de mal à m’y adapter bien que les progrès obtenus avec le numérique soient incontestables.

Ma passion a dû naître dès l’enfance, après la guerre, chez mes grands-parents, dans une ferme isolée du Quercy, où j’ai passé mes 16 premières années au contact de la nature et des animaux sauvages, que je ne cessais d’admirer. Une période africaine de 8 ans, service militaire compris s’en est suivie : (Tchad, Congo Brazza, Centrafrique.) En 1963, Retour en France, en région parisienne où le virus de la Chasse photographique a fini par s’imposer.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Jacques : Depuis 1977, Je fais mes photos en Yvelines Sud et, dans mon pays d’origine, les gorges de l’Aveyron. Je ne voyage plus du tout et j’ai même renoncé à conduire en milieu urbain…

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Jacques : (Oui, hésitante…) Je n’ai pas de message particulier, si ce n’est qu’il faut toujours avoir à l’esprit, la recherche perpétuelle d’améliorer ses images, en recherchant les meilleures lumières, dans les plus beaux cadres naturels et, en espérant que l’animal vienne s’y inscrire dans une belle attitude, ce qui n’est pas gagné… Le respect de l’animal et des lieux doit s’imposer en toutes circonstances. J’espère pouvoir faire découvrir les beautés de la nature, au travers de mes images, à ceux qui n’ont pas eu comme nous l’occasion d’avoir pu admirer les lumières fugaces d’un lever de soleil, ou d’un tout autre spectacle.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.Jacques1pf

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ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser Jacques-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Jacques à lui-même : As-tu encore conservé ta passion de photographier la nature et ses hôtes, comme à tes débuts ?

La réponse est : Oui ! bien que mes capacités diminuent et que la nature s’appauvrisse au fil des jours. Mon envie reste intacte, elle est même indispensable à mon équilibre.

ASCPF : Merci Jacques pour cette sympathique interview.

Jacques Ginestous - Photo presentation

Jacques Ginestous

Photographies : Jacques Ginestous

ASCPF : Bonjour Gérard. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Gérard : Je vis en Région Parisienne et j’ai connu l’ASCPF par l’intermédiaire de Maurice Châtelain, que j’avais rencontré lors d’un voyage en Tanzanie et qui m’a convié à une première séance technique en 2002.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Gérard : J’ai  adhéré en Février 2003.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues-tu à la faire vivre ?

Gérard : Un lieu de rencontre, de partage, de convivialité. J’ai été  Membre du CA pendant près de 10 années et le président dans les années 2010. Même si mon implication est moins forte ces dernières années (pour cause de moindre disponibilité), j’animais les stages Nikon à Rambouillet et cette année j’ai assuré une permanence au Festival de Montier et la Co-animation de la conférence scolaire. Je fais aussi la « promo « de l’association pour inciter les amateurs de photo animalière à nous rejoindre. Si je ne suis pas en voyage, j’assiste aux séances techniques.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

Gérard : j’ai participé, dans le passé au Festival de Pralognan. je continue à me rendre à Montier et plus récemment au Festival d’Octeville. 

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Gérard : l’esprit de partage et la volonté de développer l’association.  Le fait aussi de pouvoir se retrouver très régulièrement, lors des séances techniques mais aussi à Montier en Der.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Gérard : Il faut impérativement admettre plus de nouveaux membres. Comment remobiliser les membres pour qu’ils se sentent plus impliqués dans la vie de l’association ? Quels événements faut-il créer pour, qu’à nouveau, il y ait le  » rassemblement  » des membres, comme lors des repas à Montier il y a quelques années . Il faudrait peut-être aussi relancer les projets « collectifs «  comme le Projet « Natureparif «  ou un 3ème livre.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Gérard : Je fais de la photo animalière depuis le début des années 70. J’étais membre de groupes naturalistes bien avant cela (en fait depuis le milieu des années 60, plutôt une association géologique. J’ai vraiment commencé la photo animalière en 1976, en Afrique de l’Ouest ou j’enseignais.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Gérard : je suis un (grand) voyageur, je fais des images partout dans le monde, mais aussi en France : Mes zones de prédilection : Afrique, Inde, Costa Rica, Brésil maintenant et les zones de montagne en France.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Gérard : je cherche juste à montrer la beauté et la diversité de la Nature. Je suis  » émerveillé  » par les félins (plutôt les grands) et ma quête photographique est plutôt orientée vers cette passion. J’ai juste envie de montrer cette recherche qui m’emmène de plus en plus loin mais je me plais aussi près de nos espèces locales.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Gérard : Oui

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Chat Sauvage (Jura)

tigre

Tigre

Jaguar

Leopard_Tanzanie

Léopard (Tanzanie)

Léopard des neiges

Léopard des neiges

Pantanal_Escursia

Ocelot (Brésil)

lionne

Lionne et lionceau

 

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Gérard à lui-même : As-tu le sentiment que l’ASCPF est une association qui végète  et a des difficultés à se renouveler ? Faut il maintenir l’obligation, de présenter un dossier technique pour y adhérer ?

Je pense que si nous ne faisons rien, l’ASCPF risque de décliner au fil des ans et perdre peu à peu ses adhérents, pour de multiples raisons. Il faut donc s’interroger sur la meilleure façon de recruter de nouveaux membres et pourquoi pas assouplir l’obligation de présenter un dossier technique (le faire après être rentré dans l’association par exemple). Et puis aussi demander un engagement aux nouveaux membres à participer aux activités communes (Expo à Montier par exemple).

ASCPF : Merci Gérard d’avoir pris le temps de répondre à cette interview.

Photographies : Gérard David