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Arnaud Saguer est tout nouveau membre de l’ASCPF, il est également le plus jeune membre de l’association. Il s’est prêté au jeu de l’interview.

ASCPF : Bonjour Arnaud. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Arnaud : Bonjour ! Je viens de Perpignan et des Pyrénées-Orientales de manière générale. Je suis montagnard dans l’âme et j’adore errer dans les vastes plateaux d’altitude que l’on a la chance d’avoir ici. J’ai connu l’ASCPF par le biais de copains photographes qui m’ont vivement conseillé d’y adhérer… !

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Arnaud : Je suis un membre récent ! C’est ma première année d’adhésion !

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Arnaud : Mhhh, question difficile, la connaissant assez peu. Je pense que l’ASCPF est un excellent moyen de fédérer les photographes animaliers respectueux de la faune. C’est-à-dire des passionnés, naturalistes avant toute chose, et qui tentent ensuite de faire passer des messages ou juste exprimer la beauté d’un moment, par la photo. Je souhaiterais m’y investir un peu plus, même si le temps manque souvent. J’ai pour idée de créer ou proposer la création d’un festival de photo nature digne de ce nom dans le sud de la France, qui d’après moi, manque cruellement de ce genre de manifestation !

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Arnaud : Malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à un festival tel que Montier-en-Der. Tout simplement car cela représente un budget certain vu le nombre de kilomètres qu’il faut faire pour aller de Perpignan à Montier ! Mais dans un avenir proche, j’espère avoir plus de temps et de budget pour réaliser ce genre de sorties, je pense très instructives et pleines de rencontres intéressantes.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Arnaud : Je ne peux pas vraiment répondre à cette question, n’ayant côtoyé presque aucun membre de cette association et n’ayant pas non plus eu l’occasion de participer à des sorties/manifestations.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Arnaud : Idem que pour la question précédente, malheureusement !

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Arnaud : Bien sûr ! J’ai commencé la photo tout jeune, à l’âge de 10 ou 11 ans. Cependant je n’ai pas commencé la photo pour faire des photos, j’ai commencé à prendre des photos des animaux que j’adorais approcher lors de randonnées avec mes parents. L’animal qui m’a déclenché l’envie de faire des photos est sans aucun doute l’isard. Je me souviens d’une approche lorsque j’avais donc 10 ou 11 ans, ou j’ai pu après de longues minutes à ramper, observer une harde à quelques mètres. À l’époque c’était presque un jeu, au fil du temps c’est devenu une passion ! Cela fait donc une dizaine d’années que je fais des photos mais je dirais que cela fait 7 ans aujourd’hui que je fais de la photo à proprement parler. C’est à dire depuis que je m’y investis à fond !

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Arnaud : La plupart des photos que je réalise sont faites ici, dans les Pyrénées ! Il m’arrive cependant quelques fois de voyager non loin, en Espagne, dans les Alpes ou le Jura. Je suis un voyageur dans l’âme mais le manque de moyens ne me permet pas encore de partir sur toutes les destinations que je rêverais de visiter pour y rencontrer la faune locale et apprécier ses paysages.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Arnaud : Complètement ! je définirais mon style photographique comme suggestif. Certains diront minimalistes, comme il m’arrive parfois de le dire. Je n’aime pas vraiment réaliser des photos documentaires qui ne sont là que pour illustrer l’animal. Je préfère suggérer une silhouette dans une position caractéristique, prendre seulement des détails de l’animal pour montrer sa puissance…etc. Mais par-dessus tout, j’adore inclure l’animal dans son environnement, le montrer sur une crête avec en arrière-plan des montagnes, noyer l’image dans la blancheur éclatante de l’hiver pour montrer la rude vie de certaines espèces en hiver… La liste des raisons est longue ! Toute cette démarche s’accompagne systématiquement par une recherche du beau et de l’esthétisme. Le style minimaliste permet tout à fait de combiner tout à la fois et c’est pour cela que je l’apprécie particulièrement. Pour moi, la beauté pure d’une image combinée à une attitude caractéristique de l’animal ou une ambiance particulière, est la clé pour réussir à faire passer une émotion ou un message dans une image.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Arnaud : Bien sûr ! J’accompagne souvent mes images d’un court texte ou d’un poème au grès de mon imagination et de ma créativité. Mais je pense que cela dépend du contexte et pour une interview telle que celle-ci, j’imagine plutôt un instant de calme, sans parole, juste la contemplation des images que je vous propose

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ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser Arnaud-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Arnaud à lui-même : Très très bonne question ! Je ne sais pas quoi me poser ! On va dire : Est-ce que la notion de partage dans cette pratique te parait importante ou pas ? (la question la plus difficile !)

Pour moi, le partage est tout simplement l’une des notions les plus importantes. Et ce, que ce soit en photo animalière ou dans bien d’autres domaines ! En effet, le partage est absolument génial. Lorsque l’on a l’habitude de côtoyer des animaux sauvages et qui plus est dans des ambiances magiques, la joie lors des sorties est toujours là, mais amoindrie par l’habitude. Partager ces moments avec de la famille, des amis ou plus si affinité, est un moment fabuleux où l’on est doublement submergé d’émotions positives : à la fois par la scène sublime que nous avons sous les yeux, mais aussi par la joie immense de savoir que ce moment restera à jamais dans la mémoire de la personne avec qui l’on partage cet instant. Le partage sous cette forme est pour moi le détail qui sublime le moment. Cependant, et comme tout, il ne faut pas en abuser ! Et c’est pour cette raison que je réalise plus de 80% des sorties en solitaire. Solitude qui apporte un lot d’émotions très différentes et tout aussi intéressantes ! Mais le partage ne s’arrête pas là ! Non ! Il continue ensuite sur les réseaux sociaux, lors d’expositions, dans la publication sur des revues de photo nature. Partager des anecdotes ou simplement partager ses photos pour sensibiliser ou susciter des émotions auprès d’un public plus ou moins vaste et varié. Sans le partage, la photo animalière perdrait tout son sens…selon moi !

ASCPF : Merci Arnaud pour cette sympathique interview.

Arnaud Saguer

Arnaud Saguer

Photographies : Arnaud Saguer