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Pascale

ASCPF : Bonjour Jacques. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Jacques : Yvelines Sud, autour de Rambouillet.

Dans les années 1970, au cours de promenades en forêt de Chantilly j’ai rencontré quelques rares  photographes animaliers, dont la plupart suivaient les laisser-courre de la région. J’ai sympathisé avec eux, me suis un peu équipé, jusqu’à ce qu’un membre fondateur de l’ASCPF, René Barbier-Petit, propose de me parrainer afin d’être admis dans la seule association Française de Chasse photographique d’alors, créée par Jacqueline et François Sommer.

Le Domaine de Chambord accueillait l’ASCPF en période de brame, sous la responsabilité de Michel  Marc, photographe à Château du Loir, membre régional de notre association.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Jacques : Depuis 1972, (45 ans déjà…) 

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Jacques : L’association représente une grande partie de ma vie. J’espère qu’elle continuera à exister bien que le niveau de qualité requis devienne de plus en plus difficile à atteindre. En simple soldat, je me limite à soumettre ma production au jury de l’association.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Jacques : Oui au festival de Montier-en-Der, où j’ai obtenu en 2006 le 2e prix « Oiseaux sauvages » au concours de l’AFPAN. J’étais en argentique. Quand le concours est passé au numérique, j’ai cessé de participer par manque de maîtrise du procédé.

Et, c’est en régional de l’étape que je participe au Festiphoto de Rambouillet.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Jacques : Le contact, l’amitié et la convivialité.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Jacques : Que les jeunes talents continuent à la faire vivre comme ils le font.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Jacques : Depuis 45 ans en animalier, mais je faisais de la photo N&B bien avant, avec comme beaucoup d’entre nous : Le labo dans la salle de bains…

Le passage au numérique a été une fracture pour moi, j’ai encore beaucoup de mal à m’y adapter bien que les progrès obtenus avec le numérique soient incontestables.

Ma passion a dû naître dès l’enfance, après la guerre, chez mes grands-parents, dans une ferme isolée du Quercy, où j’ai passé mes 16 premières années au contact de la nature et des animaux sauvages, que je ne cessais d’admirer. Une période africaine de 8 ans, service militaire compris s’en est suivie : (Tchad, Congo Brazza, Centrafrique.) En 1963, Retour en France, en région parisienne où le virus de la Chasse photographique a fini par s’imposer.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Jacques : Depuis 1977, Je fais mes photos en Yvelines Sud et, dans mon pays d’origine, les gorges de l’Aveyron. Je ne voyage plus du tout et j’ai même renoncé à conduire en milieu urbain…

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Jacques : (Oui, hésitante…) Je n’ai pas de message particulier, si ce n’est qu’il faut toujours avoir à l’esprit, la recherche perpétuelle d’améliorer ses images, en recherchant les meilleures lumières, dans les plus beaux cadres naturels et, en espérant que l’animal vienne s’y inscrire dans une belle attitude, ce qui n’est pas gagné… Le respect de l’animal et des lieux doit s’imposer en toutes circonstances. J’espère pouvoir faire découvrir les beautés de la nature, au travers de mes images, à ceux qui n’ont pas eu comme nous l’occasion d’avoir pu admirer les lumières fugaces d’un lever de soleil, ou d’un tout autre spectacle.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.Jacques1pf

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ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser Jacques-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Jacques à lui-même : As-tu encore conservé ta passion de photographier la nature et ses hôtes, comme à tes débuts ?

La réponse est : Oui ! bien que mes capacités diminuent et que la nature s’appauvrisse au fil des jours. Mon envie reste intacte, elle est même indispensable à mon équilibre.

ASCPF : Merci Jacques pour cette sympathique interview.

Jacques Ginestous - Photo presentation

Jacques Ginestous

Photographies : Jacques Ginestous

ASCPF : Bonjour Gérard. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Gérard : Je vis en Région Parisienne et j’ai connu l’ASCPF par l’intermédiaire de Maurice Châtelain, que j’avais rencontré lors d’un voyage en Tanzanie et qui m’a convié à une première séance technique en 2002.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Gérard : J’ai  adhéré en Février 2003.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues-tu à la faire vivre ?

Gérard : Un lieu de rencontre, de partage, de convivialité. J’ai été  Membre du CA pendant près de 10 années et le président dans les années 2010. Même si mon implication est moins forte ces dernières années (pour cause de moindre disponibilité), j’animais les stages Nikon à Rambouillet et cette année j’ai assuré une permanence au Festival de Montier et la Co-animation de la conférence scolaire. Je fais aussi la « promo « de l’association pour inciter les amateurs de photo animalière à nous rejoindre. Si je ne suis pas en voyage, j’assiste aux séances techniques.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

Gérard : j’ai participé, dans le passé au Festival de Pralognan. je continue à me rendre à Montier et plus récemment au Festival d’Octeville. 

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Gérard : l’esprit de partage et la volonté de développer l’association.  Le fait aussi de pouvoir se retrouver très régulièrement, lors des séances techniques mais aussi à Montier en Der.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Gérard : Il faut impérativement admettre plus de nouveaux membres. Comment remobiliser les membres pour qu’ils se sentent plus impliqués dans la vie de l’association ? Quels événements faut-il créer pour, qu’à nouveau, il y ait le  » rassemblement  » des membres, comme lors des repas à Montier il y a quelques années . Il faudrait peut-être aussi relancer les projets « collectifs «  comme le Projet « Natureparif «  ou un 3ème livre.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Gérard : Je fais de la photo animalière depuis le début des années 70. J’étais membre de groupes naturalistes bien avant cela (en fait depuis le milieu des années 60, plutôt une association géologique. J’ai vraiment commencé la photo animalière en 1976, en Afrique de l’Ouest ou j’enseignais.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Gérard : je suis un (grand) voyageur, je fais des images partout dans le monde, mais aussi en France : Mes zones de prédilection : Afrique, Inde, Costa Rica, Brésil maintenant et les zones de montagne en France.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Gérard : je cherche juste à montrer la beauté et la diversité de la Nature. Je suis  » émerveillé  » par les félins (plutôt les grands) et ma quête photographique est plutôt orientée vers cette passion. J’ai juste envie de montrer cette recherche qui m’emmène de plus en plus loin mais je me plais aussi près de nos espèces locales.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Gérard : Oui

Chat_Jura

Chat Sauvage (Jura)

tigre

Tigre

Jaguar

Leopard_Tanzanie

Léopard (Tanzanie)

Léopard des neiges

Léopard des neiges

Pantanal_Escursia

Ocelot (Brésil)

lionne

Lionne et lionceau

 

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Gérard à lui-même : As-tu le sentiment que l’ASCPF est une association qui végète  et a des difficultés à se renouveler ? Faut il maintenir l’obligation, de présenter un dossier technique pour y adhérer ?

Je pense que si nous ne faisons rien, l’ASCPF risque de décliner au fil des ans et perdre peu à peu ses adhérents, pour de multiples raisons. Il faut donc s’interroger sur la meilleure façon de recruter de nouveaux membres et pourquoi pas assouplir l’obligation de présenter un dossier technique (le faire après être rentré dans l’association par exemple). Et puis aussi demander un engagement aux nouveaux membres à participer aux activités communes (Expo à Montier par exemple).

ASCPF : Merci Gérard d’avoir pris le temps de répondre à cette interview.

Photographies : Gérard David

ASCPF : Bonjour Alain. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Alain : Bonjour, j’habite à Nohèdes, un petit village de montagne des Pyrénées-Orientales. J’ai connu l’ASCPF grâce à sa participation au festival de photographie du Mas d’Azil (Ariège) où j’ai pu découvrir la qualité de la production de ses membres.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Alain : Depuis début 2017.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Alain : L’ASCPF regroupe des passionnés de la nature comme moi, partager leur expérience de la pratique photographique est un grand bénéfice.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?

Alain : J’ai participé en tant qu’exposant aux festivals du Mas d’Azil et à Grandeur Nature (Collioure) auxquels participaient l’ASCPF.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Alain : Appartenir à une famille de passionnés.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Alain : Promouvoir l’association et l’éthique de ses membres.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Alain : Je pratique la photographie depuis trente ans mais c’est devenu une passion depuis une dizaine d’années. J’ai bénéficié d’un certain culte familial pour la photographie, et plus généralement pour l’expression graphique.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Alain : J’ai la chance de vivre dans un cœur de nature extraordinaire de diversité, ce qui facilite ma pratique « domestique ». Mais je suis aussi adepte de la randonnée au long cours, et je ne peux imaginer laisser mon boîtier à la maison, même s’il vient alourdir conséquemment le sac à dos… Il m’arrive de partir à l’étranger pour quelques semaines, l’Islande en étant la principale destination.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Alain : Ma pratique évolue progressivement de l’image documentaire vers une vision plus artistique qui fait la part belle au graphisme.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

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Sterne arctique. Je me baladais sur un chemin menant au phare de Höfn (Islande) lorsque les sternes se sont mises à m’attaquer. Le coup de flash a permis de figer la scène.

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Renard polaire pendant la sieste. Dans la réserve naturelle du Hornstrandir (Islande), les renards ne sont plus chassés depuis des décennies. Ils sont ainsi beaucoup plus facilement observables.

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Réserve naturelle de Hornstrandir (Islande). Paysages somptueux, immensités sauvages : pour moi l’expression d’un paradis…

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Biche (Réserve naturelle de Nohèdes). La tramontane hurlait et les bourrasques de neige cinglaient le visage. La repérant de loin, je me suis caché derrière un arbre, et coup de chance, elle s’est dirigée vers moi.

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Vautour fauve. Il patrouillait au raz du sol avec une douzaine de congénères.

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Peuplier tremble. Je m’amuse de temps en temps à détourner de leurs fonctions habituelles les organes du boîtier ou de l’objectif. Avec parfois des résultats intéressants.

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Alain  à lui-même :Quels sont tes projets ?

À court terme, je compte retourner en Scandinavie. J’aime beaucoup les paysages rudes et les ambiances conditionnées par les intempéries. À moyen terme, lorsque j’en aurai terminé avec mes activités professionnelles, je compte bien partir à pieds plusieurs mois… avec mon appareil photo bien sûr !

ASCPF : Merci beaucoup Alain de t’être prêté au jeu de l’interview.

Photographies : Alain Mangeot.

ASCPF : Bonjour Dominique. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Dominique : Je vis à Montpellier dans le département de l’Hérault depuis une trentaine d’années.

Lorsque j’ai débuté la photographie animalière il y a plus de quinze ans, je ne connaissais rien en photographie et je n’avais aucun bagage naturaliste hormis quelques notions halieutiques, étant passionné de pêche en rivière à l’époque.

J’avais donc tout à apprendre dans ces deux domaines, les livres et l’internet ont été de précieux alliés.

Je suis tombé par hasard sur le site de l’ASCPF en consultant le net, ce jour-là j’ai pris conscience du chemin à parcourir en découvrant le travail des photographes confirmés adhérents à l’association.

« Je ferais partie de cette association un jour » c’était un défi que je me suis lancé à cette époque, un chemin à suivre.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Dominique : Je suis un tout « jeune » photographe de l’association, puisque ma candidature a été retenue en début d’année 2017.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Dominique : Comme je le dis en introduction, être membre est un défi que je m’étais lancé il y a quelques années.

Ce qui me plait dans l’association aujourd’hui, c’est ce qu’elle représente, un label de qualité et une charte éthique incontournable.

Etant un tout nouveau membre, pour l’instant, j’apprécie pleinement de faire partie de cette aventure et j’avoue que mon emploi du temps professionnel, mes activités photographiques, me laissent peu de temps pour amener ma contribution au sein de l’association.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participent l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Dominique : Je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à un festival au nom de l’ASCPF, et j’espère bien être un jour présent sur un stand de l’association. Il faut dire que les festivals sont souvent trop loin de mon lieu de vie et que ma profession d’infirmier me laisse trop peu de liberté pour l’instant.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait aujourd’hui que tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Dominique : La seule question que je me pose lorsque je m’engage, est de savoir si ce que je réalise est en accord avec ma vision éthique de ma passion pour la photographie animalière.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Dominique : Pour l’instant je savoure pleinement d’être membre, je suis fier de porter le badge de l’ASCPF lors de mes festivals où mes rencontres dans les lieux associatifs lors de conférences sur la photographie nature. Laissez-moi le temps de m’intégrer au groupe.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Dominique : Je m’appelle Dominique MIGLIANI, j’assume pleinement mes soixante ans, je suis infirmier de bloc opératoire et ma grande passion est la photographie nature.

Depuis plus de quinze années je pratique assidument la photographie animalière, formé à l’école de l’observation et de la patience.

Un jour, j’ai eu en cadeau un APN à 2 millions de pixels, c’est à ce moment précis que j’ai compris que ce cadeau allait déclencher chez moi une addiction irréversible pour la photographie. La nature sauvage était une évidence car toujours présente dans ma vie depuis mon plus jeune âge.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu un grand voyageur ?

Dominique : J’adorerais voyager à travers le monde, être toujours entre deux avions à découvrir de nouvelles contrées sauvages… en réalité, la nature que j’aime vraiment est à dix minutes où à une heure de chez moi, dans l’univers des étangs, dans la garrigue aux senteurs exquises, sur les hauts cantons de l’Hérault à la recherche de belles ambiances dans l’espoir de croiser les mouflons, au cœur les Cévennes ou encore sur le fabuleux plateau du Larzac à admirer les multitudes d’orchidées sauvages en Mai, les fritillaires des Pyrénées ou encore les anémones pulsatiles, c’est dire qu’il y a de quoi bien voyager pas loin pour encore beaucoup d’années !!!

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Dominique : Ma démarche photographique me semble évidente aujourd’hui mais la réflexion fût difficile car amener un regard différent sur la nature est loin d’être simple :

  • La faune et la flore sauvage, avec une vraie approche naturaliste,
  • le sud de la France comme terrain de jeu et surtout une recherche de lumières aux limites du jour et de la nuit indispensables à la création de mes images.
  • Une inspiration venant du monde de la peinture mettant en harmonie le sujet et l’arrière plan.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 5 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Dominique : Voilà quelques images qui représentent bien ma vision de la nature sauvage près de chez moi, des sujets passionnants, souvent difficiles à observer, des recherches de couleurs en harmonie avec le sujet, des lumières, des ambiances ….

Pipit spioncelle dans les jeunes pousses de salicorne

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Grand cormoran dans la brume matinale

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Bécassine des marais dans les flares

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Oedicnème criard dans un pré-salé

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Sarcelles d’été

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Dominique à lui-même : L’expérience acquise a-t-elle modifié ta manière de pratiquer la photographie animalière ?

La photographie n’est qu’un prétexte aujourd’hui, car au fil des années et des rencontres, je suis devenu naturellement un conteur d’histoires, un témoin privilégié de la vie sauvage, mêlant mes quelques connaissances naturalistes, des anecdotes de terrain emprunts de poésie et de bonne humeur.

ASCPF : Merci Dominique de t’être prêté au jeu de l’interview.

Dominique

Dominique Migliani

Photographies : Dominique Migliani

Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.
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Il n’y pas d’extrait, car cet article est protégé.
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ASCPF : Bonjour Dominique. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Dominique : je vis dans les hauts de France à Santes pour être précise, cela se trouve à 10mn de Lille. J’ai connu l ‘ASCPF par Anthony Garcia, on s’était rencontré sur un spot, une belle rencontre pour moi. Je suis ensuite allée à une exposition organisée par quelques membres de l’ASCPF à Rouen, dont Anthony ,où j’ai pu découvrir avec bonheur le travail de chacun et j’y ai rencontré de belles personnes.

ASCPF : Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Dominique : depuis peu, cet été.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Dominique : Je découvre peu à peu cette association et ses multiples facettes, j’en attends de la technicité, des échanges et j’espère pouvoir rencontrer certains membres aux expos. Ce qui me plairait aussi ce serait d’aller sur des spots dans d’autres régions avec des membres de l’association, je rêverais de voir les guêpiers. Je compte aussi aller sur le forum, ce que je n’ai pu encore faire par manque de temps.

ASCPF : As-tu l’occasion de participer à des festivals auxquels participe l’association ?

  • Si oui, à quels festivals as-tu pu participer ? Qu’as-tu aimé ou moins aimé ?
  • Si non, pourquoi et penses-tu pouvoir le faire un jour ?

Dominique : Je viens d’arriver mais j’espère en effet pouvoir participer à certains festivals, je pense à Montier en Der ou à celui de Rambouillet.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Dominique : comme je démarre dans l’association je manque de recul pour répondre à cette question.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Dominique : La convivialité, le partage et les rencontres lors de festivals ou expos des membres.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Dominique : Je fais véritablement de la photo depuis 4 ans maintenant, je faisais préalablement comme tout un chacun des photos de famille ou de vacances. Je me suis inscrite à différents stages et formations et je suis arrivée à la photo animalière par hasard lors d’une rencontre. Cette passion ne me quitte plus, je dois même dire que c’est une passion bien dévorante, j’ai d’ailleurs démarré une formation ornithologique qui devrait durer 4 ans avec le GON à Lille.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Dominique : Je fais mes photos principalement près de chez moi en Belgique ou en Baie de Somme mais je peux aussi faire beaucoup de kilomètres pour voir une espèce que je n’ai pas encore vue , j’ai la chance de faire des voyages mais j’aimerais refaire certains pays maintenant que je fais de la photo animalière et réaliser les photos que je n’ai pas pu prendre. J’ai voyagé dans 25 pays dont certains plusieurs fois mais mon rêve serait d’aller en Alaska .

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Dominique : je recherche plus l’esthétisme, ma démarche est donc plus artistique. Je prends beaucoup de photos pour n’en retenir que quelque unes.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Dominique : J’ai démarré par la street photo, j’essaye d’en faire encore un peu même si la photo animalière prend tout mon temps. Voici donc 6 photos qui représentent ce que j’aime faire en photo : des paysages  épurés, des portraits de rue et la photo animalière.

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Photo prise sur le littoral du Nord

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Photo prise en Louisiane

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Photo prise au Pérou

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Barge à queue noire : Belgique

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Jaseur boréal : Belgique

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Martin pêcheur : Belgique

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser Dominique-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Dominique à elle-même : Pourquoi fais-tu de la photo ?

C’est une question qui me taraude en ce moment à laquelle je ne trouve pas de réponse. Est ce que je fais des photos pour les partager ? oui sans aucun doute mais si je ne les montre pas pourquoi je fais de la photo ? je tourne en boucle sur cette question, il me semble que cela un lien avec le rapport au temps, prendre un moment qui ne sera plus, figer le temps… je ne sais pas si je trouverai un jour la réponse !

ASCPF : Merci Dominique pour cette interview qui nous permet de mieux te connaître.

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Dominique Martin

Photographies : Dominique Martin

ASCPF : Bonjour Emilie
L’ASCPF vient aujourd’hui à ta rencontre pour apprendre à mieux te connaître. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Emilie : Je vis en région parisienne depuis une dizaine d’années maintenant. J’ai connu l’ASCPF en cherchant sur internet une association qui pouvait me faire progresser dans la photo animalière. 

ASCPF :  Depuis combien de temps en es-tu membre ?

Emilie : J’ai connu l’ASCPF en 2009. A l’époque, je revenais d’un voyage marquant en Indonésie où j’avais réalisé beaucoup de photos mais sans aucune connaissance technique. J’ai beaucoup appris au contact des différents membres de l’association.

ASCPF : Tu fais partie du conseil d’administration de l’association et tu prends une part active à la faire vivre. Peux-tu nous expliquer ton rôle et tout ce que tu fais pour elle ?

Emilie : Je me suis investie sur les stages animés par l’ASCPF que ce soit en son nom propre ou pour divers organismes publics comme l’ONF ou l’AEV. J’annonce également les réunions techniques sur le forum et la page Facebook. Evidemment, dès que l’ASCPF expose à un festival où je me rends, je tiens une permanence sur le stand afin d’expliquer la démarche de l’association.

ASCPF :  Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Emilie : Nous nous retrouvons entre amoureux de la nature et de la photo. Même si nous n’avons pas tous les mêmes points de vue, cela créé de réels moments de partage. J’ai eu le privilège que plusieurs membres m’aient prise sous leur aile pour m’expliquer énormément de choses. Nous avons également régulièrement de grands débats sur ce qui est prioritaire pour réaliser une bonne image. Il est essentiel de garder ce partage y compris avec de jeunes photographes, au sens de la pratique et nom de l’âge, pour les aider à progresser.

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Emilie : Une association ne vit que par l’implication de chacun en fonction de ses disponibilités. Le dévouement de certains membres est plus que remarquable.

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Emilie : J’ai toujours aimé faire des photos. Petite déjà, j’étais la 1ère à me jeter sur l’appareil de mon père pour faire les photos de famille. Je me rappelle encore les brimades parce qu’apparemment je prenais mon temps. Naturellement, je me suis tournée vers les animaux qui ont toujours évoqué pour moi un sentiment de liberté. J’ai réellement décidé de consacrer plus de temps à la photo en 2009. Je n’ai pas de spécialité particulière, il faut que le sujet, la lumière, l’ambiance… m’inspirent.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Emilie : Je fais beaucoup de photo en région parisienne pour des questions pratiques car je suis mère d’un garçon de 5 ans. Depuis 2 ans, j’ai un jardin où je peux relativement facilement passer du temps à photographier la nature qui y est comme chez elle. Cependant, je ne rechigne jamais pour participer à des plus grands voyages. Certaines régions de France disposent de biodiversité époustouflante même si j’ai une préférence particulière pour la Bretagne. Il y a 3 ans, j’ai découvert l’Afrique et ses paysages démesurés où la faune circule plus librement qu’en France et où on peut plus facilement la côtoyer dans sa vie quotidienne.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Emilie : Je fonctionne beaucoup à l’instinct, du coup la démarche ne relève pas d’une volonté chez moi. Cependant, je dois bien admettre que ce qui me motive est de montrer la beauté de la nature, en particulier celle qui est près de nous, mais aussi sa fragilité. La photographie est un très bon moyen d’informer et d’engager la discussion sur la nécessité absolue de préserver la nature sous toute ses formes. Originaire de province, je me rends compte que beaucoup de personnes que je côtoie en région parisienne (hors ASCPF bien sûr !) ignore énormément de choses sur la nature. Pour moi, c’est une vraie réussite quand on arrive à faire prendre conscience du respect que la nature mérite.

ASCPF :  Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Nymphe au Corps de Feu

Le RER sifflera trois fois

Renversant

Duo sur dos

4

5

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser Emilie-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Emilie  à elle-même : Avec le développement de la photographie notamment via les réseaux sociaux, comment vois-tu l’évolution de la pratique photographique évoluer d’ici quelques années ?

L’arrivée du numérique et l’explosion des réseaux sociaux ont facilité la photo pour beaucoup de personnes. Des photos de vacances à une passion débordante, le panel est large. Difficile de savoir vers quelle voie cela va évoluer. Pour la photo animalière, je constate que certains jeunes, voire très jeunes, nous bluffent par leurs connaissances naturalistes et/ou par leur regard artistique. Ils ont souvent une approche plus diversifiée de la photo. Ils vont tout autant pratiquer le selfie que la quête animalière. Du coup, ils intègrent de nouvelles pratiques jusque là très minoritaires. Je pense qu’ils vont faire tomber pas mal de cloisons et nous proposeront des supports mixtes entre photos, vidéo, graphismes… et sortir du schéma traditionnel du tirage 2 x 3.

ASCPF :  Merci Emilie pour ce bon moment passé avec toi.

Emilie in the tree2

Emilie Tournier

Photographies : Emilie Tournier