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A la découverte d’une espèce

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Lièvre d’Europe ( Lepus europaeus ), photographie : ©Philippe de Mauroy

Le Lièvre d’Europe ( Lepus europaeus ) est un petit mammifère emblématique de nos champs cultivés, prairies, forêts claires, marais, dunes…on peut le rencontrer en montagne jusqu’à 2000m d’altitude. Il est plus facilement observable au petit matin ou en fin de journée. C’est un grand solitaire de ces milieux ouverts, sauf pendant la période du rut qui s’étale de la fin de l’hiver jusqu’en été.

Dans les prairies, vous pourrez aussi observer le Lapin de Garenne ( Oryctolagus cuniculus ) , cependant ce dernier affectionne plus particulièrement les endroits recouverts de végétation. Alors comment les différencier ?

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Lièvre d’ Europe. Longues oreilles teintées d’un triangle noirâtre aux extrémités. Oeil noir et jaunâtre ( iris  jaunâtre ), cerclé de noir. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

Le lièvre a une taille beaucoup plus grande pouvant atteindre 70 cm de longueur. Ses pattes, ses oreilles teintées de noir aux extrémités, sont aussi beaucoup plus longues. Ses yeux sont brun jaunâtres cerclés de noir ( iris brun jaunâtre ). Pour le Lapin de Garenne à l’allure moins élancée et plus arrondie, les oreilles sont plus courtes, non teintées de noir aux extrémités et les yeux sont totalement sombres.

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Lapin de Garenne ( Oryctogalus cuniculus ). Les oreilles moins longues que le lièvre sont sans taches noires triangulaires aux extrémités et l’oeil est entièrement foncé ( iris  brun sombre ). Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

Par ailleurs, au niveau proportions, un Lièvre d’Europe pourra atteindre jusqu’à 6,5 kg , un Lapin de Garenne pas plus de 2.5 kg. Les longues pattes du lièvre lui permettent d’assurer des bonds fabuleux et d’atteindre une vitesse de pointe de 60km/h.

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Le Lièvre d’Europe peut atteindre 60km/h en course. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

 

 

Au niveau pelage, celui du lièvre est  épais, brun foncé avec une partie ventrale blanchâtre. Il y a une mue en automne qui entraîne ensuite l’apparition d’un pelage très dense, bien adapté aux milieux ouverts où parfois les conditions hivernales sont assez rigoureuses.

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Lièvre d’Europe, conditions hivernales. Photographie : ©Philippe de Mauroy

Entre ces deux espèces, d’autres différences existent, notamment au niveau du mode de vie.

Le Lièvre d’Europe s’abritera au niveau de gîtes, cavités au sol n’excédant pas 50cm ( parfois sous des haies ou branchages ), tandis que le Lapin de Garenne utilisera des terriers. Le lièvre peut évoluer sur un territoire de 200 hectares selon la période de l’année, seulement 20 hectares pour le lapin.

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Lièvre d’Europe, espèce qui affectionne les milieux ouverts. Photographie : ©Philippe de Mauroy

Le lièvre est herbivore, il se nourrit essentiellement de végétaux, tubercules, plantes cultivés dans les champs, écorces, bourgeons, selon les saisons.

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Lièvre d’Europe se nourrissant de végétaux. Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

C’est en mars que débute le rut et l’on peut alors assister à des rassemblement de mâles ( bouquins ) et femelles ( hases ) qui se livrent à de joyeuses courses poursuite. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel évident. Le groupe adopte des attitudes démonstratives en  se donnant des coups de pattes ou griffes, mais ne se mordent pas. C’est le  » bouquinage ».

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie: © Philippe de Mauroy

 

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Séance de bouquinage , photographie : ©Philippe de Mauroy

 

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Photographie : © Philippe de Mauroy

 

La reproduction dure toute l’année sauf en octobre et novembre. Il y aura 1 à 4 portées par an ( gestation 41 à 42 jours ) , avec en moyenne 3  levrauts qui naissent déjà avec des poils et une bonne vue. Leur développement est rapide, il sortent très vite du  » nid « , car ne l’oublions pas , ceux-ci naissent en milieu ouvert. ( Les lapereaux eux, naissent aveugles et sans poils ). La hase allaite les levrauts, une fois par jour après le coucher du soleil et pendant 5 minutes. La maturité sexuelle est atteinte vers 6 mois.

 

Un petit animal sympathique qui fait la joie des photographes animaliers attirés par la faune sauvage française et qui nous rappelle sans cesse la fameuse citation de Jean de La Fontaine :  » Rien ne sert de courir , il faut partir à point ! »

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Photographie : © Philippe de Mauroy

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

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Photographie : ©Philippe de Mauroy

« A bon entendeur, salut ! » Autrement dit celui qui a bien compris aura son salut.

 

 

 

Photographies non libres de droits , Philippe de Mauroy 

Texte Valérie Bruneau-Querey

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©texte et photographies de Grégoire Trunet

Presqu’un mythe, mais tout de même une réalité, parfois une fascination pour certains photographes. En effet le Léopard des neiges est très difficile à localiser et à observer. Il faudra tout d’abord se rendre dans les hautes montagnes de l’un des 12 pays de l’Asie centrale pour espérer le rencontrer et avec un professionnel de ce genre de périple. ( 60% de ce territoire se situe en Chine où vit probablement la moitié des effectifs de cette espèce ).

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Inde, on aperçoit au loin les grandes chaînes de montagne, but suprême.

 

Il faudra être doté d’une bonne résistance physique, car il faudra parcourir des kilomètres, affronter le froid et grimper vers les sommets .

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Campement de l’expédition, en hiver.

 

Le Léopard des neiges affectionne particulièrement les canyons escarpés et rocheux et ce jusqu’à 5000m d’altitude. Afin de l’observer, il faudra aussi déjouer sa faculté à se confondre avec le milieu, il arbore un pelage jaunâtre en été se confondant avec la rocaille et plutôt blanchâtre en hiver afin de se confondre avec la neige.

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Par ailleurs, les pattes larges de cet animal, notamment vers l’avant et au niveau des extrémités, lui permettent de ne pas trop s’enfoncer dans la neige, pouvant parcourir ainsi de très longues distances dans un manteau neigeux de grande épaisseur.

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Et non, ce ne sont pas les empreintes du Léopard des neiges, ce sont celles d’un loup, empreintes beaucoup moins larges.

 

C’est un félin actif jour et nuit , mais majoritairement à l’aube et au crépuscule.

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Léopard des neiges aperçu sur une crête, après le coucher du soleil.

Je ne vous laisse pas languir plus longtemps, voici la  Panthère des neiges ( Panthera uncia ) ou Léopard des neiges, avec évidemment, un magnifique regard de félin, et  quelques particularités : tête et oreilles arrondies, robe claire :

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Léopard des neiges ( Panthera uncia)

 

 

 

Sa fourrure à poils longs est épaisse, ce félin est doté d’une longue queue, aussi longue que la longueur de son corps, ce qui lui sert de balancier lors de ses déplacements dans les zones escarpées et aussi de protection contre le froid en se lovant dedans l’hiver. Ses longues pattes arrières lui permettent de faire des sauts spectaculaires avoisinant les 10 mètres.

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La queue épaisse de ce félin, est aussi longue que la longueur de son corps.

 

Comme tous les félins du genre Panthera, la robe est dotée de multiples taches pleines ou de rosettes.

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C’est en hauteur que le Léopard des neige défiant les vastes étendues, aime scruter afin de repérer ses proies favorites, telles que le Grand Bahral :

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Grand Bahral , troupeau et proie préférée du Léopard des neige en Inde.

 

 

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Ou le Bouquetin.

 

 

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Grand Bahral femelle

 

Le Léopard des neiges se déplace en solitaire. Les accouplements ont lieu en fin d’hiver, avec une mise bas tous les deux ans, de 2 à 3 petits en moyenne, que la mère protégera pendant presque deux ans.

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Il ne resterait plus que 4500 à 10000 individus à l’état sauvage. Plusieurs problèmes se posent, qui sont à chaque fois plus ou moins récurrents par rapport aux animaux  sauvages : un recul du territoire de l’animal parce que l’Homme s’ accapare des terres pour l’élevage et parfois  traque cette espèce afin de  protéger ses troupeaux, l’activité de la chasse qui entraîne en parallèle une diminution du nombre de proies, le braconnage car c’est un animal très prisé pour sa fourrure, mais aussi pour ses os et autres organes  utilisés en médecine chinoise, manque de protection efficace sur place car certains pays n’ont pas les ressources nécessaires pour le faire.

Par ailleurs des associations comme Snow Leopard Conservancy India Trust, association locale ( Ladakh )  et internationales luttent pour la survie de cette espèce classée en liste rouge UCIN et espèce en danger. Par l’intermédiaire des organismes locaux type ONG, des actions de communication sont entreprises au sein des villages, des actions de constructions de bergeries fermées, mais aussi de protections anti- braconnage. De bons compromis sont alors admis par la population.

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Quelques vidéos fort intéressantes, je vous propose leurs liens :

http://www.faunesauvage.fr/fssite/a-la-recherche-du-leopard-des-neiges-avec-gerard-david/

http://www.widermag.com/news-rare-video-leopards-neiges

http://snowleopardconservancy.org/india/

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Crédit photographique non libre de droits de Gérard David, photographies réalisées lors de séjours proposés par Gérard, car il est évident que s’aventurer seul, sans connaissances de ce type de territoire serait périlleux et dangereux  : Gérard David ( http://gerard-david.com/)

Texte : Valérie Bruneau-Querey

Cet élégant limicole ne représente pas de difficultés d’identification. De longues pattes palmées bleu-gris, un plumage noir et blanc et surtout un grand bec noir, fin et recourbé à l’extrémité. A l’observation sa marche  est très gracieuse.

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Avocette élégante ( Recurvirostra avosetta )

C’est un oiseau présent un peu partout en France, qui aime les eaux peu profondes ( bordure de plage , estuaires, marais côtiers, bord des étangs ). Voici un lien  » oiseaux.net » vers la carte de sa répartition au niveau mondial :

http://www.oiseaux.net/maps/avocette.elegante.html

Cette espèce est migratrice au nord et à l’est, elle hiverne dans les pays méditérranéens et en Afrique. En France , on peut l’observer toute l’année avec une forte concentration entre le Morbihan et l’estuaire de la Gironde ( 80 % de la population  hivernant dans notre pays ).

Cri de l’espèce, lien vers le site Xeno-Canto :

http://www.xeno-canto.org/42552

 L’Avocette élégante se nourrit principalement de vers, insectes aquatiques, petits crustacés. Le bec entrouvert  évolue dans l’eau ou dans la vase, avec des mouvements de va et vient , mais cet oiseau est capable de plonger.

Les accouplements se font au printemps, avec une parade nuptiale particulière. La femelle cou tendu et bec au ras de l’eau attend patiemment. Pendant ce temps le mâle, en demi cercle derrière elle, s’agite doucement sur les côtés en se toilettant , en la frôlant et grimpe au final sur son dos. L’accouplement est rapide, mâle et femelle croisent ensuite leurs becs , l’aile du mâle sur le dos de la femelle, encore un cours instant, avant de partir chacun de son côté.  Les couples se seront alors formés avant l’arrivée sur la zone de nidification.

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Accouplement de l’espèce

 

Le nid est creusé à même le sol en cuvette, sur un banc de sable, herbes rases, mâle et femelle se relaient pour son élaboration avec quelques végétaux morts ou débris coquilliers. La ponte a lieu principalement de mi-avril à mi-mai, dans une zone territoriale défendue par le couple.

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Avocette au nid.

Le nid est placé près d’une zone facile d’accès pour la nourriture. En effet , après leur éclosion, les poussins ( 3 ou 4 ), sont vite autonomes et arrivent à se nourrir rapidement seuls. Les parents les stimulent à le faire à l’aide de cris et postures.

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Avocette élégante et poussins guidés vers la zone de nourrissage.

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Avocette et poussins en eau peu profonde.

 

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Avocette protégeant son petit sous le plumage.

Les juvéniles auront toutes leurs plumes entre 35 et 42 jours.

De part son élégance, cet oiseau est très agréable à observer et à photographier.

 

 

Crédit photographique, non libre de droits : Yvon-Henry Houzier

Texte : Valérie Bruneau-Querey

Attention, rappel ASCPF : les photographies d’oiseaux aux nids ne sont pas recommandées et nécessitent une bonne connaissance du non dérangement envers l’espèce. Mieux vaut s’abstenir si par vos actes vous mettez la couvée en danger…pour quelques photographies…et votre ego…

 

 

 

 

 

Il existe deux espèces de loup en Afrique : le Loup doré ( Canis anthus ) et le Loup d’Abyssinie ( Canis simensis ). Mais ce dernier beaucoup plus rare (classé en liste rouge IUCN ) est uniquement observé dans une région précise de l’Afrique : en Ethiopie. L’effectif global actuel regroupant les différents noyaux de populations ( moins de 50 loups par noyau ), serait d’environ  500 individus, avec une plus forte densité dans les hauts plateaux éthiopiens (>3000m) : montagnes du Simien et montagnes du Balé. Dans ces deux territoires de plusieurs milliers de km², deux parcs nationaux ont été crées. En 1969, c’est le Parc National des montagnes du Simien qui a vu le jour, puis en  1970 , le Parc National des montagnes du Balé qui  regroupe la majorité de la population de cette espèce : environ  la moitié des individus.

Ce canidé a des allures de renard haut sur pattes, avec malgré tout un museau plus allongé, adaptation au fil des siècles lui permettant de fouiller dans les terriers et capturer ses proies.

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Loup d’Abyssinie ( Canis simensis )

C’est un animal qui s’est très bien adapté aux altitudes élevées ( 3000 à 4100m ) .

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Biotope de l’espèce .Territoire du Parc National des montagnes du Balé. 4000m d’altitude.

 

Le Loup d’Abyssinie pour se développer et assurer la survie des ses populations, est très dépendant de certaines espèces. Sa proie favorite étant le Rat-Taupe géant d’Ethiopie ( Tachyoryctes macrocephalus ) endémique aussi et qui représente  90% de son alimentation.

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Rat-Taupe géant ( Tachyoryctes macrocephalus), pouvant atteindre 1kg et qui possède deux yeux au sommet du crâne, lui permettant d’observer les alentours sans sortir de son terrier.

De plus petits mammifères type souris, musaraignes, peuvent aussi servir de nourriture, le tout étant assez abondant sur ces hauts plateaux éthiopiens.  Ce loup a  une activité diurne et chasse en général seul.

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Autre type de proie plus petite.

 

 

L’organisation de la meute pouvant atteindre 20 loups, mais dans la majorité des cas , c’est un groupe hiérarchique d’environ 6 loups qui se constitue, d’assez jeunes loups avec quelques femelles, évoluant sur un petit territoire.

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La période de reproduction se situe entre août et novembre, une cavité creusée dans le sol ou sous un rocher, tient lieu d’abri pour les petits. La gestation dure entre 60 à 62 jours, avec des portées pouvant atteindre 2 à 6 louveteaux. La mâturité sexuelle est atteinte à l’âge de deux ans. Il existe une grande solidarité. C’est la femelle du  couple dominant de la meute qui va s’accoupler pour ensuite mettre bas. Et c’est toute la meute qui aidera à nourrir les louveteaux pendant une certaine période ( régurgitation de viande ) et assurera leur protection.

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A travers les dernières décennies, cette magnifique espèce a bien failli disparaître. En effet divers facteurs  ont fait baisser les effectifs de cette population. La plus terrible a été notamment dans les années 90, une grande épidémie de rage transmise par les chiens domestiques des éleveurs partageant le même territoire.

Par ailleurs, un recul du territoire de vie du Loup d’Abyssinie , avec emprise de l’Homme ( 60% des terres en dessous de 3200m ont été consacrées à l’agriculture ), les empoisonnements volontaires, les hybridations avec les chiens domestiques compromettant alors le capital génétique de l’espèce , sont autant de facteurs qui contribuent à son extinction.

Il existe plusieurs associations de défense qui ont fort heureusement bien oeuvré  pour le maintien des populations locales du Loup d’Abyssinie, et parfois en partenariat avec le gouvernement éthiopien.

On peut citer l’EWCP qui participe à de grandes campagnes de vaccinations antirabiques gratuites  sur les chiens domestiques, des loups . Elle participe aussi à la stérilisation des hybrides.

La création des parcs nationaux a contribué aussi à la protection du milieu de vie de ce loup éthiopien et donc à son équilibre.  Maintenant l’écotourisme s’ajoute aux facteurs positifs de préservation . Des campagnes de sensibilisation au niveau de la population éthiopienne ont été judicieusement amorcées. En résumé, cet honorable combat à multiples facettes scientifiques et humaines, ne cesse de continuer pour la survie du Loup d’Abyssinie.

 

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Lien vers EWCP : Association EWCP  

Crédit photographique ( non libre de droits ) : Loïc de La Rancheraye

Texte : Valérie Bruneau-Querey

Les grues attirent beaucoup les photographes animaliers. En effet ces oiseaux de grande taille, impressionnent et sont d’une extrême élégance. En France, on pense de suite à la Grue cendrée, car notre pays est un grand territoire d’accueil pour ces oiseaux migrateurs en halte ou en  hivernage. Il faudra voyager bien plus à l’est pour rencontrer la Grue du Japon. Elle se reproduit au nord-est de la Chine , en proche Russie ( extrême sud-est) et est résidente au Japon ( Hokkaïdo ). Elle hiverne en Corée, au Jgiansu et au Centre-est de la Chine.

Grue du Japon ( Grus japonensis ) au plumage principal blanc.

 Lien « Oiseau.net » vers la carte de répartition géographique de cette espèce :

http://www.oiseaux.net/maps/grue.du.japon.html

 

 

Outre leur répartition géographique différente, la Grue du Japon et la Grue cendrée  possèdent aussi de grandes différences à l’observation sur le terrain. Un plumage à dominance blanche  pour la Grue du Japon, plumage à dominance grise  pour la Grue cendrée. La Grue du Japon arbore fièrement, d’un peu plus grandes dimensions, avec une envergure pouvant atteindre 2m50 et est beaucoup plus rare au niveau mondial.

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Grue cendrée (Grus grus ) avec plumage à dominance grise , mais pattes noires et haut du crâne rouge ( peau nue ), tout comme la Grue du Japon.

 

 

 

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Grue du Japon ( Grus japonensis ), détail du bec, des yeux et de la calotte rouge (peau nue ).

 

 

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Grue du Japon ( Grus japonensis ), détail de la queue contrastant fortement avec le reste du plumage blanc.

 

La Grue du Japon est omnivore et évolue sans problème en eaux profondes. Immergée à mi-corps, elle est capable d’avancer ainsi et de harponner les proies avec son grand bec. La nidification se produit aussi dans ce type de milieu, au printemps et en été.

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Cette espèce possède de longs doigts permettant une bonne stabilité en eau profonde, sur sol meuble et boueux.

 

Il y a une couvée par an, la femelle pond 2 oeufs ( incubation entre 29 et 34 jours ). Les poussins abandonnent rapidement le nid en quelques jours et peuvent voler après trois mois. La maturité sexuelle est atteinte à 2 ou 3 ans.

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Juvénile

 

Ce magnifique oiseau envoûte à travers son large répertoire sonore.  Cette série de vocalises peut s’entendre lors de la parade nuptiale, elle est alors accompagnée de bonds, mouvements gracieux. . C’est aussi un moyen de communication entre les membres du groupe et s’observe dès le plus jeune âge.

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Danse nuptiale chez un couple de grues, telle une chorégraphie artistique.

 

Pour voir cette danse en direct et écouter les cris de cette espèce , cliquez sur le lien vers un document TV ARTE , on a conscience alors de la forte interaction entre l’Homme et cette espèce, qui  dans cette région,  est passé d’une trentaine d’individus en fin de siècle dernier, à plus d’un millier, de nos jours :

Document TV ARTE sur Youtube :

 

https://www.youtube.com/watch?v=NlWOiaqKtOE 

La Grue cendrée aime donc vivre en groupe, au Japon c’est un oiseau  très prisé par les artistes. Elle inspire aussi les photographes du monde entier.

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Composition artistique photographique de Claude Balcaen.

On  rencontre souvent cet oiseau, sous bons nombres de représentations , peintures, dessins.

Là bas, c’est le symbole de la Vie Eternelle. On pourrait aussi parler d’une symbole de fidélité, en effet les couples s’unissent en général pour la vie.

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Texte : Valérie Bruneau-Querey

Crédit photographique ( non libre de droits ) : Claude Balcaen,

Le Guépard est un mammifère de la famille des félidés qui vit en Afrique. Une petite population d’une cinquantaine d’individus de la sous espèce Acinonyx jubatus venaticus , peut être observée à l’état sauvage au Moyen Orient en Iran, c’est le Guépard asiatique.

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Sur le terrain africain, on pourrait le confondre avec le Léopard, ce dernier étant d’ailleurs plus souvent observé dans les arbres, mais les différences sont flagrantes. Le Guépard, moins massif, est d’allure plus mince, plus élancée. Les taches du pelage sont différentes et surtout la tête du guépard est plus petite avec deux sillons noirs semblant couler des yeux jusqu’aux commissures des lèvres.

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Sillons noirs de la face bien visibles sur ce portrait et aspect des taches du pelage.

 

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Petite tête, cage thoracique efflanquée caractéristique de ce magnifique félin.

Le Guépard se nourrit essentiellement de mammifères de taille moyenne ( gazelles, zèbres, gnous, jeunes phacochères, autruches, lièvres …). C’est le quadrupède le plus rapide du monde avec des accélérations pouvant atteindre jusqu’à 110 km/h sur de courtes distances, 500m, son métabolisme ne le permettant pas plus longtemps. Il s’approchera donc à moins de 100m de sa proie afin de l’attaquer sur une accélération fulgurante, cette proie aura été préalablement repérée du haut d’un petit promontoire dans la savane ou après une séance de camouflage dans les hautes herbes.

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Guépard mère et son jeune de un an, scrutant la savane.

 

Des configurations anatomiques particulières confèrent au Guépard ses qualités de  » bolide  » de la savane. Une colonne vertébrale très flexible, de longues pattes minces et des griffes non rétractées pendant chaque course, permettent de changer brusquement et efficacement de direction avec une très bonne adhérence au sol. La proie sera au final plaquée à terre, puis étouffée.

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Guépard chassant sa proie.

Mâle et femelle adultes ne restent que deux jours ensemble pendant l’accouplement. La durée de gestation est de 90 à 95 jours. La femelle guépard peut mettre au monde entre 1 à 8 guépardeaux ( 5 à 6 en moyenne ), mais malheureusement statistiquement parlant, 1 seul sur 20 atteindra l’âge adulte. En effet ceux-ci resteront très vulnérables jusqu’à leur maturité, dans un territoire si hostile. Maman guépard devra s’occuper seule de ses petits, parcourant parfois  plusieurs kilomètres pour trouver de la nourriture . Il n’est pas rare que les petits ainsi isolés, soient les proies des hyènes, lions ou autres charognards.

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Maman guépard et son petit à crinière à poils argentés, caractéristique des petits de cette espèce de félin.

 

Quand ils seront aptes à se débrouiller totalement seuls ( entre 17 et 20 mois ), il y aura rupture de la mère avec sa progéniture et frères et soeurs resteront ensemble, chasseront et partageront les mêmes proies.

Puis les femelles quitteront le groupe pour s’installer seules sur un territoire donné, tout comme leur mère. Les mâles resteront en groupe en hiérarchie définie, avec présence d’un mâle dominant qui ordonnera le choix des proies et leur chasse et participera aux éventuelles accouplements; Il rejoindra alors ponctuellement une femelle vivant seule sur un territoire donné et réintégrera ensuite le groupe masculin.

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Scène de chasse en groupe.

 

Tout comme de nombreuses espèces mondiales, le Guépard est malheureusement en voie de disparition. Les guépardeaux sont très vulnérables et sont la proie d’autres animaux et victimes de l’activité humaine, le braconnage en est un triste exemple.

Voici un lien vers le site de l’association protectrice de cette espèce » CHEETAH FOR EVER « , vous y trouverez quelques explications et vidéos fort intéressantes :

VIDEOS de l’association CHEETAH FOR EVER

Texte : Valérie Bruneau-Querey

Crédit photographique ( non libre de droits ) : Jean-Pierre Mériaux

La Talève sultane ( Porphyrio porphyrio )

Cette espèce appartient à la famille des rallidés, tout comme le Râle d’eau, la Marouette ponctuée , la Gallinule poule d’eau ou la Foulque macroule, mais avec des dimensions plus importantes ( 45 à 50 cm de longueur ). Son plumage est bleu foncé à reflets lilas et son gros bec est rouge. Les pattes rouges possèdent d’impressionnants longs doigts dont elle se sert avec habileté. Il existe plusieurs variantes selon les territoires avec des différences  au niveau du plumage.  Par exemple, Porphyrio madagascariensis, observée en Afrique, à nuances vertes sur le dos, épaules et tertiaires et Porphyrio poliocephalus ( Mer Caspienne, Turquie, Inde, Chine…), à tête gris clair.

La talève tient les tiges entre les doigts de ses pattes.

Photographie : Pascale Hervieu

C’est un oiseau qui affectionne particulièrement les étendues d’eau avec végétation abondante type roseaux, typhas et carex.

Le milieu.

Talève sultane dans son milieu. Photographie : Pascale Hervieu.

 

En France ( nicheuse depuis 1996 ), elle est essentiellement présente dans le sud de la France et en Bretagne. Vous aurez une idée de sa répartition mondiale grâce à ce lien : Répartition mondiale de l’espèce site Avibase.

Au niveau sonore son répertoire peut être très varié : Cri de l’espèce site Avibase, Xeno-canto.

La période de reproduction se situe en mars, plus tard pour la France ( avril-mai). La femelle pond entre 2 à 7 oeufs dans un nid flottant caché dans la végétation. L’incubation est de 22 à 25 jours. L’élévage des jeunes avant complète autonomie est de deux mois.

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Talève sultane et son juvénile. Photographie : Clément Caiveau.

 

La Talève sultane est essentiellement herbivore et se nourrit parfois de crustacés, oeufs, poissons, escargots…

 

Pour la petite anecdote, cette espèce était vénérée sous l’Antiquité pour sa grande beauté.

 

 

Cliquez sur ce lien : Article à lire , cette fois, de Pascale Hervieu ( Blog ASCPF )

 

 

 

 

Texte : Valérie Bruneau-Querey

 

 Crédit photographique ( non libre de droits ):  Pascale Hervieu