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Fabrice et Laurent ont établi un barème de difficulté pour photographier les oiseaux en vol en tenant compte de différents critères. Voici ce barème.

On va commencer ce barème avec les espèces « faciles »…
Bien sûr, tout est relatif. Il n’y a pas de sujets en vol faciles ! Tous demandent un effort, et d’ailleurs, certains oiseaux dits « faciles » ne se gêneront pas pour nous montrer qu’on peut les rater, parfois, ou régulièrement…
Mais en général, par leur taille importante, et leur vol lent souvent coupés de planées, les oiseaux suivants sont les plus indiqués pour commencer, et se faire la main :

NIVEAU 1 : Grands échassiers (type héron, aigrettes, cigognes…), Grands et moyens rapaces (types buses, aigles, vautours…), Fous de Bassan, goélands, cygnes.

Le niveau suivant correspond à des espèces plus petites, et au vol plus rapide.
Elles présentent en général un vol à la trajectoire directe et assez constante, sans trop de crochets imprévisibles. Il faudra souvent un peu plus d’entrainement pour arriver à sortir régulièrement de bonnes photos avec ces espèces. Bien sûr, on ne peut tout citer, mais parmi ces oiseaux au vol rapide, on retiendra particulièrement :

NIVEAU 2 : Pigeon, canards, Oies, petits rapaces (faucons, éperviers…), mouettes (vol plus rapide que les goélands, surtout pour les petites espèces…), labbes… etc

Le niveau suivant correspond à des oiseaux encore plus petits souvent, au vol rapide, pouvant être accompagné de crochets brusques, et déconcertants. Ils demandent du temps et de l’obstination, bien souvent. On y notera entre autre :

NIVEAU 3 : Limicoles (toutes les espèces, mais particulièrement les chevaliers et les bécasseaux), alcidés (toute la famille des pingouins, guillemots, et macareux), et les sternes et les guifettes.

Le dernier niveau comprend les espèces les plus difficiles à saisir, en raison de leur petite taille, et de la vitesse de leur vol, coupés de crochets, souvent.
Ce sont les oiseaux qui motivent, énervent, découragent, et qui un jour, vous font crier de joie, quand enfin, sur l’écran du boitier, l’image est là…
Le défi que représente ces espèces est extrêmement motivant, dans la mesure où elles sont peu photographiées en vol, ce qui donne une certaine rareté aux photos réussies. En effet, les photos de ces oiseaux là ne courent pas le NET, ni les photothèques…Autant de bonnes raisons d’y consacrer un moment, et de ne pas se décourager. Vu la difficulté, on peut assumer pleinement les échecs sans rougir… ! on notera :

NIVEAU 4 : Passereaux de petite ou moyenne taille, telles que les pipits, alouettes, Martin-pêcheur, cincle, coucou, guêpiers, Hirondelles et martinets, pour ne citer que ceux-là.
En dehors des petits passereaux, une autre famille est particulièrement difficile : Ce sont les océanites, qui se rencontrent au large des côtes, mais bon, on n’en croise pas tous les jours non plus…

Voilà pour le barème qui nous servira de base.

Lire la suite : Photographies d’oiseaux de difficulté 1

Texte : Fabrice et Laurent Desage