Get Adobe Flash player

SUIVI D’UN OISEAU EN VOL.

Autre exercice difficile, dans le prolongement du précédent…
Maintenant, vous « tenez » l’oiseau, et il faut tenter de le garder dans le viseur, au centre.
Non seulement ce n’est jamais facile, mais le problème se complique avec les focales de 500 à 800 mm, à fortiori quand vous avez un petit capteur, ou un multiplicateur, ou les deux ensembles… !)
Ne cherchez pas forcément à décentrer le sujet dans le viseur.
Non seulement les collimateurs centraux sont plus sensibles, mais en plus, vous pourrez recadrer légèrement votre photo en post-traitement.


REMARQUE : Un article ancien dans « image et nature » préconisait de suivre l’oiseau en le décentrant et en posant le collimateur sur son œil…Mouai…On est en plein conte de fée, soyons sérieux.
Garder l’oiseau au centre ou légèrement décalé, pendant toute la rafale, est déjà délicat…
L’œil…laissez le tranquille… (Sauf oiseau vraiment lent et gros, et en surplace…Bref…)
Il est important de maintenir l’oiseau sur le collimateur, (ou la zone de collimateurs), pour que l’autofocus puisse faire son accroche rapidement.
Plus l’oiseau volera prés de vous, plus il sera difficile à suivre, et l’impression de vitesse sera bien plus grande. Là encore, connaitre l’espèce que vous photographiez peut aider à la suivre, en tenant compte de la vitesse de vol connue chez cette espèce.
Le suivi de l’oiseau va nécessiter un effort certain.
Et c’est là que le bon placement du bras gauche à l’avant du téléobjectif, va vous autoriser amplitude, fluidité et rapidité. Le cas échéant, le bassin pivotera en même temps pendant le suivi.
Les jambes seront tenues légèrement écartées, et tendues, pour un bon équilibre.
Le dos sera tenu droit au début, et va finir par se cambrer légèrement vers l’arrière. Il participe au soutien du matériel également, et les fréquentes douleurs après une séance de vol le prouvent si besoin…
Si vous perdez l’oiseau, recherchez-le à l’œil, en baissant légèrement le matériel.
Il est difficile de le retrouver directement dans le viseur, juste en bougeant la visée de façon aléatoire, et en espérant le recroiser… ! (Même si ça peut arriver !)
Le suivi de l’oiseau en vol nécessite de l’entrainement, surtout avec un gros télé.
Pour les télés plus légers, de 200 à 400 mm (f/4 et f/5.6) vous pourrez faire un suivi encore plus fluide et rapide, en raison de leur absence d’inertie. Ils se révèleront parfaits pour suivre des oiseaux au vol erratique (Hirondelles notamment) qui passent très près de vous.
Avec les télés de 300(2.8) a 500(4), le suivi est possible pour les passereaux également, mais il est plus difficile et demande beaucoup de pratique.
Dans une moindre mesure, les/600 et 5.6/800 permettent également de suivre un oiseau en vol, même si leur encombrement les destinent surtout à des espèces assez grosses.
Voilà ce qu’on pouvait dire sur le suivi d’un oiseau en vol.
Il n’existe pas de vraies recettes pour assurer un suivi parfait à tous les coups.
On en rate. C’est normal. L’obstination doit aider cependant à obtenir de bons résultats…

Afin de ne pas noyer ce fil sous des théories interminables, on commencera la MAJ prochaine avec des exemples en photos.
Il y en aura beaucoup dans ce fil, prévu pour durer.
On commencera avec les espèces les plus « abordables » pour débuter, ou se faire la main.

Lire la suite : Barème des difficultés

Texte : Fabrice et Laurent Desage