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ASCPF : Bonjour Valérie,
Tu es une des plus récentes membres de l’ASCPF et nous sommes heureux de te donner la parole pour faire connaissance avec toi. Peux-tu nous dire dans quelle région tu vis et comment tu as connu l’ASCPF ?

Valérie : Je vis en haute-Normandie. J’ai connu l’ASCPF grâce à un ami photographe. Cet homme habite dans le sud de la France, c’est lui qui m’a initiée à la photographie animalière. J’étais un peu seule dans mon coin avec ma passion et il a pensé que cette association me conviendrait pour échanger et partager. De fil en aiguille il m’a guidée vers Antony comme parrain et tout s’est fait très vite ensuite.

 ASCPF : Cela fait en effet peu de temps que tu as rejoint l’association, de quand date cette adhésion ?

Valérie : Je suis membre de l’ASCPF depuis août 2013.

ASCPF : Que représente l’association pour toi, qu’en attends-tu et en quoi contribues tu à la faire vivre ?

Valérie : Une association, de manière générale, représente un rassemblement de personnes qui possèdent la même passion et qui échangent sur ce thème. J’ai trouvé à l’ASCPF des personnes effectivement passionnées par la photographie animalière et qui possèdent, avant toute chose, une véritable éthique au niveau respect de l’animal et c’est primordial. Avec l’ASCPF, je vis ma passion photographique de façon plus qualitative et intéressante, avec beaucoup de partages et amitié et c’est ce que j’en attendais. J’essaie de participer un maximum pour soutenir l’association, dans la mesure de mes possibilités. Je participe à la tenue des stands lors des expositions (Montier-en Der, Festimages), je participe sur le forum et apporte mes connaissances naturalistes pour aider et mes yeux pour la critique des photos.

Pour la Normandie, j’ai commencé à organiser une petite rencontre d’une journée entre amis, beaucoup ont répondu à l’appel. Je pense qu’au delà d’internet, la vie entre nous sur le terrain est importante. L’association organise des sorties, des séjours pour tous les membres à partir du printemps, c’est une chance ces séjours, il faut y participer, pour ceux ou celles qui peuvent.

ASCPF : Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui tu te sens bien dans l’association ? Qu’est-ce qui, à tes yeux, est essentiel à préserver ?

Valérie : J’y suis bien, car je me sens sur la même longueur d’onde que les membres et on se respecte beaucoup. Le niveau photographique est élevé, ce qui induit une constante remise en question, afin de progresser. De plus, être dans le cœur même de la vie associative, permet d’admirer les photos des membres.

Il faut préserver une bonne ambiance, l’amitié entre nous, l’aide constante. Nous sommes tous et toutes les pierres de cet édifice et il est important que chacun aide à sa manière pour faire vivre l’ASCPF et la valoriser. Être membre, ce n’est pas juste avoir une étiquette de renommée, mais c’est vivre cette appartenance et faire vivre l’association, sinon quel en est l’intérêt ?

ASCPF : Qu’aimerais-tu dire qui te semble essentiel pour la vie de l’ASCPF ?

Valérie : La participation active de chacun me semble essentielle. Nous sommes pratiquement cent membres…

ASCPF : Si tu veux bien, je te propose maintenant de nous présenter ton travail photographique. Depuis combien d’années fais-tu de la photo ? Comment t’est venue cette passion ?

Valérie : Je suis une grande admiratrice de la nature depuis ma plus tendre enfance et j’ai commencé à immortaliser les observations en photographie, disons de façon sérieuse, il y a huit ans. C’était à l’époque essentiellement de la macrophotographie avec les fleurs, car je suis une passionnée de botanique. Depuis deux ans, je pratique la photographie animalière, car j’ai le matériel adéquat que je ne possédais pas avant et mon ami du sud, m’a boostée dans ce domaine. C’est un vrai plaisir, qui est devenu passion. Je n’ai pas abandonné complètement la macrophotographie pour autant, mais le temps m’est compté et on ne peut pas être au four et au moulin.

ASCPF : Où fais-tu tes photos ? Es-tu une grande voyageuse ?

Valérie : Mes photos sont toutes faites en France, car le grand problème de santé de ma fille, fait que je ne peux plus voyager très loin pour l’instant. Mais je peux quand même pratiquer la photographie animalière, même si je rêve parfois de contrées lointaines,  de beaux trésors nous attendent souvent pas loin du domicile. J’ai la chance d’habiter la campagne et une région riche en forêts et cours d’eau, ce qui me permet d’aller rencontrer des espèces bien sympathiques. Il m’arrive aussi de faire des photos en Baie de Somme, qui est un lieu très riche en oiseaux, en Corse ou dans le sud de le France pendant mes vacances et donc beaucoup plus rarement.

ASCPF : As-tu une démarche particulière et que cherches-tu à montrer à travers tes photos ?

Valérie : A travers mes photographies, j’essaie de montrer aux autres, de façon la plus proche de la réalité , ce que mes yeux entrevoient. Chaque photographe a son propre regard des choses et c’est ce qui est intéressant. Le regard est aussi important que la technique photographique. J’essaie au maximum de comprendre et de créer ma photo sur le terrain, à la prise de vue. Je travaille en règlages manuels et c’est intéressant. Puisqu’il faut vivre avec son temps, le post-traitement aide à améliorer la photo, mais à mes yeux, il doit rester minime. Mais j’aime parfois m’évader de cette rigueur, avec des compositions plus artistiques où j’ai parfois besoin de grands recadrages et post-traitement pour décoller de la réalité naturaliste. En résumé, j’aime montrer la beauté de la nature et en particulier des animaux qui nous entourent.

ASCPF : Peux-tu nous présenter 6 photos représentatives de ton travail. Si tu le souhaites, tu peux légender chacune d’elles pour les faire parler.

Valérie : Je vous présente, six photos qui sont représentatives de mes terrains d’action : la forêt, la campagne, les étendues d’eau, mon jardin. J’ai terminé par une photo de style high key, un style que j’aime beaucoup et que j’essaie de développer au niveau animalier.

Buse variable (campagne)Buse variable (campagne)
Foulque macroule (plan d'eau)Foulque macroule (plan d’eau)
Pisaure admirable (macrophotographie)Pisaure admirable (macrophotographie)
Verdier d'Europe (jardin)Verdier d’Europe (jardin)
Biche (forêt)Biche (forêt)
Cigogne blanche (style higt key)Cigogne blanche (style high key)

ASCPF : Pour terminer cette interview, je te propose de poser toi-même la dernière question, celle que tu aurais aimé que je te pose, et d’y répondre.

Valérie à elle-même : Pourquoi partager visuellement ses photographies, son travail photographique ?

Parce que nous vivons dans un monde qui a bien du mal à comprendre et respecter la nature. L’Homme, depuis des années s’est éloigné de la nature et ne la perçoit plus, ne la comprend plus, voire ne la respecte plus. Partager ses plus belles photos, notamment avec le plublic lors d’expositions, fait prendre conscience que la nature est magnifique , essentielle à notre vie et qu’il faut la protéger. C’est aider les autres à retrouver ou découvrir ce vrai regard sur les choses de la vie, les vraies.

 ASCPF : merci Valérie.

Valérie Bruneau-QuereyValérie Bruneau-Querey